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Agriculture durable
« Une agriculture rentable qui permet la transmission de l'exploitation, grâce à une moindre accumulation de capitaux, des systèmes plus économes et autonomes, une meilleure qualité de vie et de travail, une prise en compte des équilibres naturels dans les pratiques agricoles, un respect des ressources naturelles et une meilleure occupation de l'espace. » Boudier, 1996.
L'implication de l'ADEME, amorcée au Conseil Régional de Picardie sur des pratiques économes et sobres en agriculture a débuté en 1998 avec notamment des actions contractualisées avec les Chambres d'Agriculture sur les thèmes :
- d'économies d'énergie dans le machinisme agricole
- de la maîtrise et du réglage des pulvérisateurs
- de la maîtrise de l'énergie dans les bâtiments d'élevage ...;
Menées jusqu'en 1997, elles ont permis d'alimenter les première réflexions sur l'agriculture durable en même temps que les chartes de l'agriculture raisonnée qui ont accompagné le développement des biocarburants.
Entre une agriculture dite « conventionnelle » et une agriculture dite « biologique », la voie s'est largement ouverte ces dernières années pour le développement de différentes approches visant à réconcilier l'agriculture et l'environnement, et à conformer l'agriculture aux objectifs du développement durable. On a pu constater qu'en la matière, les alternatives ou les nouveaux modèles ne manquaient pas et les sept familles de l'agriculture l'illustre bien (Agriculture raisonnée, paysanne, biologique, intégrée, fermière, durable et de précision).
L'agriculture durable, telle qu'elle a été définie par le RAD (Réseau d'Agriculture Durable), invite à promouvoir et à pratiquer une agriculture économiquement viable, saine pour l'environnement, et socialement équitable. Fortement inspirée du concept de développement durable, l'agriculture durable, est une agriculture soutenable car elle répond aux besoins d'aujourd'hui (aliments sains, eau de qualité, emploi et qualité de vie).
L'ADEME intervient essentiellement sur les aspects limitant l'impact des pratiques agricoles sur l'environnement, la gestion du territoire et la multifonctionnalité de l'agriculture durable (énergies renouvelables).
Le contexte politique et réglementaire concernant l'agriculture est assez complexe et en constante évolution. Les exigences réglementaires sont de plus en plus liées à la protection de l'environnement. Aujourd'hui, les agriculteurs picards sont confrontés aux préoccupations fortes des consommateurs sur l'origine, le mode de production ou l'élaboration de leurs produits.
Pour répondre à la demande de la société sur les questions de qualité sanitaire des produits agricoles et de gestion environnementale, le référentiel « Qualiterre » a été créé en 1997. Cette démarche régionale avait l'originalité, à son démarrage, de proposer une approche globale d'entreprise, et non pas une approche filière ou produit comme d'autres à l'époque.
La Picardie avec ses premières qualifications Qualiterre est devenue une région moteur dans la recherche de l'amélioration des pratiques agricoles par rapport à l'environnement.
Suite à cette initiative régionale et pour permettre à l'ensemble des régions de rentrer dans cette logique, le décret de l'agriculture raisonnée a été publié en 2002. Il s'inspire très largement des principes et du fonctionnement de Qualiterre.
L'agriculture durable telle qu'elle est définie ci-dessous s'inscrit bien dans ces logiques de référentiels ainsi que dans la démarche de management environnemental ISO 14001. Les enjeux de la Picardie sont de promouvoir une agriculture durable à travers ces différentes démarches mais aussi à travers toutes actions permettant de limiter les impacts des pratiques agricoles sur l'environnement.
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