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 Les guides pratiques  La qualité de l'air, ça vous concerne  Santé et prévention
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Le bon et le mauvais ozone
A haute altitude, la couche d'ozone est vitale car elle filtre les rayons ultraviolets rendant ainsi la vie possible sur terre ; c'est le "bon" ozone. Mais au sol, les polluants émis par la circulation automobile et les industries provoquent sous l'effet du soleil, une pollution photochimique oxydante, néfaste pour la santé de l'homme et pour l'environnement ; c'est le "mauvais" ozone.
 

 
 

Les effets sur la santé

Tout est une question de dose qui varie selon la concentration des polluants, le volume d'air inhalé et la durée d'exposition. Mais les effets dépendent aussi de la sensibilité personnelle de l'individu exposé (état de santé, tabagisme). Ils se manifestent principalement chez les personnes sensibles : enfants, personnes malades du coeur ou des poumons, asthmatiques. Pour eux, la pollution peut favoriser la survenue de maladies, en aggraver certaines et parfois même précipiter le décès.
Le NO2 est un gaz irritant qui pénètre dans les plus fines ramifications des voies respiratoires. Il provoque une hyper réactivité bronchique chez les patients asthmatiques et un accroissement de la sensibilité des bronches aux infections chez les enfants.

Parmi les COV, le benzène est particulièrement toxique et peut avoir des effets sur le système nerveux, les globules et plaquettes sanguines. C'est également un agent cancérigène, capable d'induire une leucémie.

A petites doses répétées, le monoxyde de carbone (CO) peut être responsable de maux de tête, vertiges, fatigues ou troubles sensoriels. En cas d'exposition très élevée et prolongée, il peut être mortel ou laisser des séquelles neuropsychiques irréversibles.

L'ozone (O3)
provoque des irritations oculaires, de la toux et une altération de la fonction pulmonaire, surtout chez les enfants et les patients asthmatiques. Ses effets sont accentués par l'exercice physique.
 
Le saviez-vous ?
Les niveaux d'exposition sont très différents selon le mode de déplacement. C'est en voiture que l'exposition à la pollution est la plus importante et à pied qu'elle est la moins forte.


Parmi les effets des polluants atmosphériques, les affections liées aux particules fines, à l'ozone et au benzène sont les plus préoccupantes
en termes de santé publique.

   
Le dioxyde de soufre (SO2 ) est un gaz irritant. Il est associé à une altération de la fonction pulmonaire chez les enfants et à une exacerbation des symptômes respiratoires chez l'adulte (toux, gêne respiratoire). Les personnes asthmatiques y sont particulièrement sensibles.

Les particules
peuvent, surtout chez l'enfant, irriter les voies respiratoires inférieures et altérer la fonction respiratoire dans son ensemble. Certaines ont également des propriétés mutagènes et cancérigènes.

La prévention

Le réseau ATMO : depuis la loi sur l'air de 1996 qui assure à chacun le "droit à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé", des systèmes de surveillance de la qualité de l'air généralisés à tout le territoire ont été mis en place. Ils permettent de mesurer les concentrations de polluants et de mettre l'information à disposition des citoyens.
Pour plus d'information, lire le guide "Air, Information des citoyens" n° 3688.

Le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France a émis, en avril 2000, un avis relatif aux conduites à tenir lors de ces épisodes de pollution atmosphérique.

Les odeurs sont-elles signe de pollution ?
Les odeurs résultent de la présence dans l'atmosphère, souvent à faible concentration, de substances chimiques de composition très variable. Les sources d'odeurs sont surtout les activités industrielles et agricoles ; la circulation automobile est également responsable d'odeurs désagréables. Les odeurs constituent une atteinte au bien-être parfois importante, même si elles n'entraînent pas
d'effets sur la santé.




 
Il recommande des conduites à adopter à partir des seuils d'information et d'alerte :
  • quand les niveaux de pollution atteignent le seuil d'information :
    - ne pas modifier ses déplacements habituels, la situation lors d'un épisode de pollution ne justifiant pas des mesures de confinement,
    - laisser les enfants s'aérer, ne pas modifier les activités ou les compétitions sportives sauf pour les sujets connus comme étant sensibles ou qui présenteraient une gêne à cette occasion.
  • quand les niveaux atteignent le seuil d'alerte :
    - ne pas modifier les déplacement habituels,
    - éviter les activités à l'extérieur, préférer les activités sportives à l'intérieur tout en évitant les activités physiques intenses (obligeant à respirer par la bouche).

    En cas de seuil d'alerte, les services de l'Etat peuvent imposer la limitation des activités polluantes (activités industrielles, transport des personnes et des marchandises...).

    Dans le cas de l'ozone, dans les régions où le seuil d'information est franchi fréquemment, il est recommandé, pendant l'été, de prévoir plutôt les activités physiques dans la matinée.

    Chacun peut contribuer à améliorer la situation

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  • Chez moi, j'évite de surchauffer.
  • J'entretiens régulièrement l'installation de chauffage.
  • Je trie les déchets pour favoriser leur valorisation (verre, papier, pile, huiles de vidange, aluminium etc.). Résultat : une réduction de 70 % de la quantité de déchets destinés à l'incinération, source de pollution atmosphérique.
  • Lorsque je me déplace, j'évite d'utiliser la voiture pour mes petits trajets.
  • Quand j'achète, je préfére les produits présentant le moins d'emballages.
    J'évite l'utilisation systématique de sacs en plastique.
  • Je privilégies les vaporisateurs aux bombes aérosol.
  • J'incite mes proches à prendre conscience de l'importance de la qualité de l'environnement.

    La pollution d'origine naturelle

  • Bien sûr, ces mesures ne pourront à elles seules, régler les problèmes de pollutions.

    Nous devons changer nos habitudes collectives et individuelles, afin de réduire nos émissions de polluants.
    Certaines sources de pollution de l'air sont naturelles. Par exemple lors des éruptions, les volcans projettent vers l'atmosphère de très grandes quantités de dioxyde de soufre et de particules. Les végétaux dispersent dans l'air quantité de pollens qui peuvent provoquer des troubles ; à ce titre, on les classe dans les polluants.

    Les allergènes

    Les pollens qui posent le plus de problèmes sont en général de petite taille et diffusés par le vent. C'est le cas des pollens de cyprès, graminées, platane, ortie, plantain, olivier. Le nombre de pollens présents dans l'air joue aussi un rôle important. Plus ils sont nombreux, plus l'effet allergisant est important. L'implantation abondante d'une même espèce (le cyprès dans le midi par exemple) concourt à l'augmentation de l'allergie. La forme la plus courante de pollinose est le "rhume des foins" lié à la présence massive de pollens de graminées. Les pollinoses se traduisent par une gêne respiratoire, des éternuements répétés, des larmoiements, des quintes de toux, pouvant se compliquer chez certains avec de l'urticaire, de l'eczéma ou des crises d'asthme.

    Quand la pollution s'en mêle...

    Face à l'augmentation significative des allergies aux pollens, le constat suivant a été fait : les pollens peuvent être modifiés par la pollution de l'air. Fragilisés, ils présentent un aspect différent et libèrent plus facilement les particules allergisantes. On sait également que les particules diesel sont un vecteur pour les pollens ; en fixant des particules allergisantes, elles leur permettent de pénétrer dans les poumons. Un autre effet induit de la pollution de l'air : elle agresse les muqueuses et ainsi les individus sont plus vulnérables, notamment aux pollens.
     
     


    La prévention des pollens

    De manière générale, en juin et juillet, il est déconseillé aux personnes sensibles de séjourner trop longtemps dehors, surtout quand il y a du vent. Jardinage et tonte sont à proscrire en pleine saison pollinique.
    En prenant une douche le soir, vous enlevez le pollen qui se dépose sur les cheveux. Et surtout suivez les prescriptions de votre médecin.

    Une autre mesure de prévention est d'éviter une trop forte concentration de ces pollens dans l'air. Il faut donc s'assurer de la diversification des essences végétales en présence, repérer celles dont les pollens ne sont pas allergisants et dont les périodes de pollinisation se répartissent sur l'année.

    Par ailleurs, le Réseau de Surveillance Aérobiologique assure la surveillance des pollens sur 40 sites répartis dans toute la France. Il est chargé d'informer la population sur le contenu de l'air en particules biologiques pouvant avoir une incidence sur le risque allergique. Les coordonnées du Réseau de Surveillance Aérobiologique se trouvent à la page "Les contacts utiles".


     
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