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La qualité des boues dépuration est directement dépendante des efforts qui sont faits en amont pour empêcher les rejets contaminants dans le réseau dégouts. Ensuite, il est trop tard : les boues ne pourront que capter ces contaminants, sans véritablement les traiter.
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Les deux grands types de réseaux de collecte
Le réseau de collecte ou égouts a pour fonction de collecter les eaux usées et de les amener à la station dépuration, via des collecteurs. Ce transport se fait le plus souvent par gravité, mais il peut aussi se faire par refoulement, mise sous pression ou sous dépression.
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Il existe deux types de réseaux de collecte :
Les réseaux unitaires (les plus anciens)
Dans les réseaux unitaires, eaux usées et eaux pluviales sont regroupées.
Ce système est le plus ancien et il équipe la plupart des centres villes historiques. Il présente linconvénient de court-circuiter une partie de la charge polluante de la station dépuration par temps de pluie. Les à-coups hydrauliques liés aux flux deaux pluviales compliquent la bonne gestion de la station dépuration et minorent ses performances épuratoires. Enfin, les eaux pluviales introduisent en station dépuration une charge contaminante qui peut affecter la qualité des boues dépuration (zinc, cadmium, plomb et HPA notamment, liés au lessivage des chaussées).
Les réseaux séparatifs (les plus récents)
Les eaux usées sont captées dans un réseau et les eaux pluviales dans un réseau différent. En temps de pluie, les eaux usées ne risquent plus dêtre court-circuitées et vont toutes en station dépuration. Surtout, lavantage est de ne pas introduire la charge contaminante minérale ou chimique du flux pluvial dans la station dépuration. Dans certaines situations où les eaux pluviales sont très polluées, il faut prévoir un traitement, au minimum une décantation avant rejet dans le milieu (?) aquatique récepteur. Ce système, potentiellement intéressant pour la qualité des boues dépuration, est donc plus coûteux (pose de deux collecteurs au lieu dun).
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Pour le flux pluvial, les solutions préventives visent à limiter les surfaces imperméabilisées et le ruissellement des eaux de pluie en favorisant leur infiltration (chaussées drainantes, fossés dinfiltration,
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La police des réseaux,
une responsabilité du maire de la commune
Le diagnostic dassainissement Le diagnostic est obligatoire (décret du 3 juin 1994) pour les agglomérations qui produisent une pollution organique supérieure à 120 kg/jour. Ce diagnostic comporte linventaire des industries et établissements raccordés, et la composition et le volume des principaux effluents.
Le règlement dassainissement
La commune doit rédiger un règlement dassainissement, outil dorientation et darbitrage, définissant les conditions de raccordement des usagers au réseau dassainissement et les relations existantes ou à créer entre lexploitant de ce service et les usagers domestiques et industriels.
Pour les raccordements non domestiques, sont ainsi fixées : les valeurs-limites de flux et de concentrations des composés acceptables, la liste des composés indésirables, la procédure dinstruction des dossiers, etc.
Lautorisation de déversement
Toute demande de raccordement dun effluent (?) non domestique fait l'objet d'une étude de flux et de composition avant qu'une réponse positive ne soit accordée, et concrétisée sous la forme d'une autorisation de déversement des eaux industrielles. Les autorisations sont délivrées en fonction de la capacité du système dassainissement à collecter et à traiter les effluents.
Cette autorisation, éventuellement complétée dune convention de déversement, doit définir l'admissibilité des effluents dans le réseau, compte-tenu de ses caractéristiques. De façon explicite, l'arrêté (n° 1) du 22 décembre 1994 précise à l'article 23 que les effluents non domestiques raccordés au réseau ne doivent pas contenir de "matières ou produits susceptibles de nuire à la dévolution finale des boues produites". La réglementation des installations classées précise les conditions de rejet dans le réseau collectif.
Moyens humains et financiers de la police des réseaux
Le service dassainissement doit être muni des moyens humains et financiers suffisants pour accomplir ses missions. Pour être efficaces et respectées, les conventions de déversement doivent faire lobjet de contrôles réguliers ou inopinés assortis danalyses. Le réseau lui-même doit faire lobjet dun entretien et dune gestion. Par exemple, extraire les dépôts accumulés (boues de curage) et les contaminants quils fixent pour éviter quils ne parviennent en station dépuration.
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La police des réseaux est de la responsabilité du maître douvrage en charge du réseau de collecte. En général, il sagit du maire de la commune, ou le cas échéant du Président de lorganisme de coopération.
La commune a toujours le droit de refuser le déversement deaux industrielles car le raccordement des effluents non domestiques au réseau public n'est pas obligatoire, conformément à l'article L. 35-8 du Code de la Santé Publique.
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Tenue dun inventaire des rejets non domestiques
Le programme dassainissement, demandé par le décret du 3 juin 1994 pour les communes de plus de 2 000 E.H., doit comporter linventaire des industries et établissements raccordés et la composition et le volume des principaux effluents (?). Une véritable base de données peut ainsi être établie.
Le système doit même devenir un outil dynamique de diagnostic des rejets contaminants dans le réseau, en identifiant les principaux contaminants chimiques émis par activités raccordées, voire en établissant une échelle de risques de rejets selon le type dactivité. Sur cette base, des programmes prioritaires damélioration de la qualité des rejets peuvent être mis en uvre. Lindicateur de succès de tels programmes est la qualité des boues produites.
En cas de pollution observée dans le système de collecte, la station dépuration et le milieu naturel, lexploitant identifie la nature des composés toxiques rejetés et effectue une recherche systématique des origines possibles, puis tente de cerner le responsable qui aura notamment à sa charge la réparation des préjudices. Lidentification dun pollueur est dautant plus difficile que le rejet de substances toxiques est ponctuel. La prévention des risques est la meilleure arme de lexploitant.
Prévenir les rejets industriels, artisanaux, commerciaux,
des professions de santé, etc.
Traitement des effluents en sites propres :
pas toujours possible, même si un gros effort a déjà été fait.
La plupart des sites industriels dune certaine taille se sont désormais équipés de leur propre station dépuration. De nombreuses activités économiques ou sociales, ne peuvent envisager de traiter, par elles-mêmes, leurs propres effluents. La connection au réseau collectif est donc inévitable ; mais elle doit saccompagner dun examen approfondi de la composition des rejets et des solutions à envisager pour en réduire le volume et la nocivité éventuelle.
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En cas de contamination des boues, la base de données établie sur les rejets non domestiques doit permettre de cerner puis de déterminer les activités responsables.
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Technologies propres : un concept toujours adéquat
La prévention des rejets contaminants repose sur lutilisation de procédés minimisant ou supprimant les effluents polluants dans le réseau dassainissement : cest toute la logique du concept de « technologies propres », déjà en vigueur dans les années 80, et qui continue dêtre pleinement pertinent.
Gestion des déchets toxiques en quantité dispersées (DTQD)
Les déchets (?) toxiques produits en quantités dispersées doivent faire lobjet dune collecte à ordonnancer dans un cadre interprofessionnel, pour éviter des dépôts mal contrôlés ou des modes délimination non respectueux de lenvironnement. Des arrangements avec les déchetteries sont possibles pour accueillir certains DTQD, mais doivent faire lobjet de dispositions techniques et financières précises.
La marque RETOUR
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Les agences de leau subventionnent des programmes et opérations dans le domaine des technologies propres.
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LADEME attribue la marque RETOUR aux entreprises qui proposent une reprise des produits usagés à leurs founisseurs, en accompagnement de la vente dun produit neuf. Laccès à la marque RETOUR est conditionné au respect dun cahier des charges. Cette marque sapplique à des solvants, produits phytosanitaires, fluides frigorigènes, lubrifiants, etc.
La marque RETOUR nest pas une marque de produit. Elle ne se substitue pas à la marque NF Environnement.
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Faire les bons gestes pour préserver lenvironnement
Particuliers : privilégier les éco-produits dans les actes dachat Un premier acte possible, à la portée de chaque consommateur, est de choisir, lors de lachat, de préférence des produits reconnus à impact plus faible sur lenvironnement (éco-produits). Exemple : insecticide biodégradable (?), peinture à leau, lessive sans phosphates, etc. Ceci suppose toutefois que létiquetage soit clair et loyal. Le particulier peut également être invité à consommer moins, à respecter les doses dutilisation, les conseils de dilution, ou privilégier des solutions alternatives (ex. : lutte biologique contre les ravageurs des cultures).
Collectivité : proposer des solutions d'élimination aux particuliers, par exemple un accueil aménagé en déchetterie
Les particuliers utilisent un certain nombre de produits chimiques dont lévacuation en fin de vie, dans le réseau dégouts, peut affecter la qualité des boues dépuration : médicaments périmés, restes de désherbants ou dengrais (?) liquides, huiles de vidange, divers solvants (white-spirit, essence de térébenthine, acétone,..), fond de pots de peinture, vernis à bois, insecticides ménagers, etc.
Tous ces déchets (?) ménagers spéciaux (ou DMS, dans le langage des spécialistes) doivent avoir des solutions délimination clairement identifiées. Sinon ces divers déchets risquent de se retrouver un jour ou lautre dans les égouts, ou le circuit dordures ménagères, ce qui nest pas mieux si la commune désire par ailleurs développer le compostage des biodéchets ménagers.
Laccueil en déchetterie est une bonne solution, mais le personnel doit être formé pour identifier les divers produits chimiques, les trier correctement et les stocker en attente de leur enlèvement pour une élimination conforme. Les médicaments périmés peuvent être repris dans les pharmacies (opération Cyclamed). Certaines enseignes développent une reprise des produits périmés, mais cette solution reste encore trop peu développée pour les particuliers.
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Chaque citoyen, lors de ses achats, peut influencer la qualité des boues dépuration quil génère en apprenant les bons gestes : choisir des éco-produits, utiliser les déchetteries et contrôler ses rejets à légout en sabstenant de verser dans lévier ou dans les toilettes des produits contaminants.
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Définir des seuils dalerte
basés sur le bruit de fond en éléments-traces métalliques et composés-traces organiques des boues dépuration
Malgré les démarches pour améliorer la qualité des boues, il nest pas possible datteindre le niveau zéro polluant.
Le bruit de fond est constitué par les teneurs les plus basses en substances-traces observées en France. Ces teneurs se rencontrent souvent dans les petites stations rurales avec un faible taux dindustries raccordées et un faible apport de lessivage de pollutions urbaines. Il faut cependant souligner que des grandes stations dépuration, dotées dune police des réseaux efficaces, peuvent avoir des boues de qualité rurale : par exemple la ville de Toulouse.
Le bruit de fond peut servir de repère pour définir des seuils dalerte servant à déclencher une recherche active des sources de rejets en cas de franchissement, et maintenir ainsi une qualité régulière des boues.
Quelques opérations exemplaires...
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La marque
NF ENVIRONNEMENT est un label écologique attribué par lAFNOR. Elle peut être utilisée par les entreprises qui le souhaitent, si leurs produits savèrent conformes aux exigences dun règlement technique fondé sur les résultats de lanalyse du cycle de vie.
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