• Les points-clés d’une organisation réussie et durable de l’utilisation agricole des boues d’épuration

- Une police des réseaux efficace pour être sûr de produire des boues propres
La maîtrise des rejets contaminants dans les réseaux est la première condition pour obtenir des boues de qualité qui seront facilement acceptées pour l’épandage.

- Une large information pour que les épandages soient clairement acceptés par tous
La plus large concertation, tant au niveau local (initiative du producteur de boues) que départemental (initiative du préfet), doit permettre à tous les acteurs de prendre position en connaissance de cause sur la pratique de l’épandage.

- Une organisation à l’échelle d’un territoire pour une harmonieuse répartition des épandages
La prise en compte des productions de boues à épandre et des parcelles disponibles doit se faire sur un territoire assez vaste (échelle cantonale, départementale, ou petite région agricole) pour répartir harmonieusement les épandages en fonction des contraintes de sols, de cultures, de surfaces utilisables... et tenir compte, bien entendu, des apports déjà existants en déjections animales.

- Un contrôle analytique bien organisé pour garantir la connaissance des boues épandues et des sols récepteurs
Des analyses régulières sont indispensables pour connaître la qualité des boues épandues et les aptitudes des sols à les recevoir.

- Un bon raisonnement de l’épandage pour valoriser au mieux les propriétés fertilisantes des boues
Une démarche raisonnée à partir de données agronomiques précises est essentielle pour assurer de bons résultats aux cultures, satisfaire l’agriculteur et pérenniser l’épandage dans le cadre d’une agriculture durable.

- Un code de bonnes pratiques d’épandage pour que chaque intervenant fasse exactement ce qu’il doit faire
Des procédures écrites et connues de tous éviteront les hésitations et les fausses manœuvres qui pourraient être à l’origine d’incidents.

- Un responsable bien identifié pour organiser les chantiers et servir d’interlocuteur
Savoir à qui s’adresser, au niveau local (responsable unique désigné et connu) et au niveau départemental (à qui s’adresser en cas de mécontentement ?), confirme la fiabilité de l’organisation et génère la confiance.

- Un organisme indépendant valide les données fournies par le producteur de boues
Sur l’ensemble de la filière épandage, en plus de l’auto-contrôle par le responsable de l’épandage et du contrôle officiel du respect de la réglementation, il est recommandé de mettre en place une validation extérieure par un organisme indépendant.

- Une lisibilité de la situation nationale pour sensibiliser les citoyens aux efforts déployés
La connaissance de la situation nationale de l’assainissement, des difficultés rencontrées et des solutions mises en œuvre, ne peut que contribuer à faire prendre conscience à tous les citoyens des enjeux et des complexités de la préservation de l’environnement.