Un
problème mondial
Lactivité
humaine est à lorigine dune consommation
énergétique importante. Celle-ci provoque le rejet
dans latmosphère dune grande quantité
de gaz carbonique, à lorigine de laccentuation
du phénomène
deffet de serre
et, par voie de conséquence, du dérèglement
climatique et du réchauffement de la planète
(+ 0,6 °C en 100 ans).
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schéma du principe de leffet de serre
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En un siècle, les concentrations de gaz à effet de serre
ont augmenté de 50%.
Si lon ne fait rien, la température
augmentera de 1,5 °C à 6°C au cours du XXIème
siècle.
Les conséquences de ce réchauffement
seront en effet multiples : accroissement des inondations et
des sécheresses, détérioration des conditions
agricoles et sanitaires, augmentation du niveau des mers menaçant
les deltas, les lagunes, les côtes, les littoraux... Sur le
plan géographique, si les régions tropicales devraient
être les plus touchées, lEurope du Sud et du Nord
ne seront pas en reste.
La situation en France :
50% des consommations dénergie
et des émissions de CO2 en France sont le fait des particuliers.
Les dépenses énergétiques représentent
7% du budget des ménages.
En effet, nous utilisons de lénergie pour nous déplacer,
nous chauffer, nous éclairer
autant dactes quotidiens
qui sont sources de dépenses et contribuent à laugmentation
des émissions de CO2.
Les deux postes les plus consommateurs dénergie
sont les transports et lhabitat. Ainsi, les émissions
globales des véhicules particuliers ont augmenté de
20 % entre 1990 et 1998. Rien de surprenant puisque 78 % des Français
utilisent leur voiture chaque jour et que, pour 4 trajets sur 10,
il sagit dun parcours inférieur à 2 km.
Et pourtant, par une série de gestes simples, une
réduction de 45% de notre facture délectricité peut être atteinte, ce qui correspond en plus à 183
euros déconomie par an en moyenne pour chaque
foyer.
Consommation d'énergie dans les résidences principales
Source : CEREN, Les chiffres clés du bâtiment, Édition 2002, ADEME
Les réactions à léchelle
internationale :
Le Sommet de Rio de Janeiro en 1992 :
Lors du Sommet de Rio de Janeiro de 1992, la Communauté internationale
a pris conscience du problème environnemental mondial que constitue
le réchauffement de la planète, résultat direct
de laugmentation des émissions de gaz à effet
de serre produites par lactivité humaine.
Au travers de ladoption dune convention
cadre des Nations Unies sur le changement climatique, les gouvernements
des Pays se sont engagés solennellement à agir contre
leffet de serre.
Le Protocole de Kyoto en 1997 :
Dans le cadre du Protocole de Kyoto de 1997, les
Pays développés se sont engagés à réduire
pour 2010 leurs émissions de gaz à effet de serre (par rapport à celles émises en 1990) : - 8% pour lUnion
européenne, - 6% pour le Japon et le Canada, stabilisation
au même niveau quen 1990 pour la France.
Le fait que cette stabilité a été à peu
près acquise, en France, pour la décennie 1990-2000
ne doit pas tromper : le respect de cet engagement sera difficile
et justifie pleinement la dynamisation des politiques defficacité
énergétique et de promotion des énergies renouvelables.
Les réactions à léchelle
nationale :
De multiples initiatives :
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Sous limpulsion des Pouvoirs publics, une large
gamme de produits énergétiquement
performants a été mise sur le marché
par les fabricants (appareils électroménagers
et ampoules basse consommation, véhicules propres
),
de nouveaux services ont vu le
jour (isolation optimale des logements, développement
des transports en commun
) et les initiatives
pour inciter les particuliers à rationaliser leurs consommations
dénergie (réglementation thermique de lhabitat,
étiquetage des appareils
) se sont intensifiées.
Des solutions existent donc et de simples modifications des
habitudes permettraient de réduire les consommations
énergétiques tout en luttant contre leffet
de serre. En un mot : préservons notre argent, préservons
notre planète. |
La décision de relancer une politique publique active dans
le domaine de la maîtrise de lénergie a été
prise par lEtat en 1998, et renforcée en 2000 par ladoption
du Plan national de lutte contre le changement
climatique, puis dun nouveau Programme
National dAmélioration de lEfficacité
Energétique (PNAEE). Cette politique doit aujourdhui
être conduite dans un contexte de prix de lénergie
très évolutif, puisque après une période
de prix bas, des tensions fortes se manifestent à nouveau depuis
lautomne 2000. Elle sinscrit dans la durée, afin
dassurer un progrès continu des performances des équipements
et une transformation des pratiques des acteurs économiques.
Concrètement, les effets attendus de cette politique de long
terme sont dabord de limiter la dépendance énergétique
du pays, de préserver ses capacités de choix énergétiques
pour le futur et de limiter les émissions de polluants atmosphériques.
Le
Programme national de lutte contre le changement climatique en janvier
2000 :
Les Pouvoirs publics ont décidé, début 2000,
de mettre en application un plan national de lutte contre le changement
climatique qui a clairement distingué :
. les actions sans regrets, à engager
rapidement, car intéressantes dun point de vue
économique (normes démission, labels incitatifs
lors de lachat de biens de consommation, actions dinformation
du public
),
. les choix dinfrastructures aux effets
à très long terme, pour lesquels des approches
danticipation doivent prévaloir,
. les autres actions à engager ensuite,
notamment en fonction de lévolution du risque et des
négociations internationales.
Le
Programme national damélioration de lefficacité
énergétique (PNAEE) en décembre 2000 :
Ce programme, lancé
le 6 décembre 2000, doit permettre déviter le
rejet dans latmosphère de 16 millions de tonnes de carbone
par an, soit précisément les engagements de réduction
de gaz à effet de serre pris par la France au Sommet de Kyoto
en 1997.
Les objectifs et les actions du PNAEE
. Faire évoluer la
demande des ménages et des entreprises :
Mise en place dEspaces
Info Energie
Réalisation de Campagnes nationales dinformation
. Agir dans le domaine des transports
:
Développer les transports collectifs urbains
Développer le fret ferroviaire
Encourager lachat de véhicules propres
. Agir dans le domaine de lhabitat
:
Nouvelle réglementation thermique (RT 2000)
Financement de réhabilitations .
Favoriser le développement des énergies renouvelables
:
Filière bois, énergie solaire, énergie
éolienne
. Favoriser
linvestissement en faveur de lénergie :
Création du FIDEME (Fonds dInvestissement de lEnvironnement
et de la Maîtrise de lEnergie) |
LADEME contribue activement à la mise en uvre
du Programme National dAmélioration de lEfficacité
Energétique, en soutenant la mission interministérielle
de leffet de serre dans la transcription en actions concrètes
des engagements souscrits à Kyoto, et dans la mise en place
dun suivi spécifique de ces actions.
Le Plan Climat 2004 :
Le Plan Climat, rendu public le 22 juillet 2004 par le Ministre de l'Ecologie et du Développement Durable, Serge Lepeltier, regroupe des mesures dans tous les secteurs de l'économie et de la vie quotidienne des français en vue d'économiser 54 millions de tonnes d'équivalent CO2 par an à l'horizon 2010. Ce Plan doit permettre à la France de tenir ses engagements pris dans le cadre du Protocole de Kyoto.
 Ce Plan repose sur 8 axes :
. Campagne nationale de mobilisation sur le changement climatique ("Economies d'énergies, faisons vite ça chauffe !")
. Transports durables
. Bâtiment et éco-habitat
. Industries, énergie et déchets
. Agriculture durable et forêts
. Climatisation durable
. Plans Climat territoriaux et Etat exemplaire
. Recherche, International et Prospective après 2010
Dossier de presse : ( )
Pour
en savoir plus
. Les mesures destinées à renforcer l'efficacité énergétique des bâtiments ( )
. Le crédit d'impôt pour l'habitat ( )
. Le diagnostic de performance énergétique (DPE) des logements et des locaux de type tertiaire
( )
Sites Internet :
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