Sommaire
 La problématique ... |
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Les métaux non ferreux comprennent
tous les métaux à l'exception du fer à l'état pur ou faiblement allié. 900 000 tonnes de métaux non ferreux ont été récupérées en France, en 1995. 30 % à 60 % de ces métaux sont réutilisés comme matière première dans l'industrie.
A cette importante économie de matière première, s'ajoute le fait que l'affinage, par lequel sont traités les 2/3 de ces métaux, est une filière particulièrement économe en énergie, comparée à la première fusion des minerais : 95 % d'économie pour l'aluminium, 85 % pour le cuivre, 70 % pour le zinc.
Pour chacun de ces métaux non ferreux, les déchets, débris et résidus constituent autant de catégories répondant à des classements précis auxquels sont assujetties, notamment, les opérations d'affinage.
De plus, de nouvelles techniques de récupération de métaux rares ou semi-précieux (titane, cobalt, chrome, vanadium,…) contenus en petites quantités dans les boues, les déchets de raffinage et les alliages, sont en voie de développement.
 Récupération et Recyclage |
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On peut distinguer pour chaque métal trois catégories de matières recyclables :
- les chutes neuves de fabrication, produites par les industries de transformation ;
- les ouvrages de matériels usagés mis au rebut ;
- les composés métalliques destinés à être traités pour en extraire le métal contenu.
Ces différentes catégories font l'objet de classements standardisés utilisés dans les transactions commerciales qui tiennent compte de la teneur en métal, de la composition chimique et des tolérances admises.
Les principales sources d'approvisionnement :
- le ramassage : débris domestiques ou déchets artisanaux (plombier, serrurier, électricien)
- l'administration : les Domaines et les Services Publics mettent en vente par adjudication le matériel réformé et les déchets de fabrication d'entreprises de l'Etat,
- la démolition : qui peut être industrielle, ferroviaire, navale…
- l'industrie : source la plus importante, dont les matières destinées au recyclage peuvent suivre deux circuits différents :
- un circuit court, hors négoce, de chutes de fabrication vendues en transformation directement,
- un circuit long qui passe par l'intermédiaire du négoce,
- l'importation : effectuée soit par les négociants, soit directement par les consommateurs.
On estime que les approvisionnements de l'industrie française en métaux recyclables proviennent pour moitié de négociants français. Pour le reste, les utilisateurs de ces métaux s'approvisionnent directement en usines pour ¼ de leurs besoins environ et à l'étranger pour 15 à 25 %.
 Alluminium |
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Dans les ordures ménagères, on distingue les " rigides ou semi-rigides " (boîtes de boisson, boîtes de conserve, aérosols, barquettes…) des " minces ou souples " (opercules de pots de yaourts, emballages de biscuiterie, couche insérée dans un complexe…). Les " rigides ou semi - rigides " représentent en France 30 000 tonnes par an dont environ 5 % a toujours été collecté sous forme diffuse.
Afin d'améliorer ce taux de récupération, l'accent est aujourd'hui mis sur l'équipement des centres de tri et des centres de traitement des mâchefers d'incinération d'ordures ménagères en installations à courant de Foucault. Quant aux " minces ou souples ", plus difficilement collectés, ils sont incinérés.
Le plus gros gisement d'aluminium provient de l'industrie, de la démolition et de la récupération d'objets en fin de vie ; il représentait, au niveau national, 390 000 tonnes en 1995.
L'aluminium récupérée est orienté vers trois applications principales :
- fonderie de pièces moulées, destinées notamment à l'industrie automobile : 65 %
- filage et laminage (fenêtres, façades d'immeubles) : 27 %
- usages destructifs (non récupérables : aciéries, poudres ) : 8 %
 Cuivre |
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Le cuivre est présent dans les applications aussi diverses que les fils, câbles, connexions électriques, les canalisations pour l'eau, les toitures, la robinetterie, etc…Cette diversité rend difficile un suivi précis de la filière du cuivre recyclé. Celui-ci provient soit directement de l'industrie, soit de la dépose de câbles ou plus directement de la démolition, soit de la récupération de tout objet en fin de vie qui contient du cuivre ou des alliages cuivreux.
Recyclé depuis la nuit des temps, le cuivre est toujours très convoité : on peut estimer que tout ce qui est accessible est recyclé (environ 225 000 tonnes en 1995) et que le taux de recyclage atteindrait 80 %.
 Plomb |
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Le marché du plomb est plus canalisé. Sur une consommation française de 280 000 tonnes en 1995, les 2/3 étaient destinés à la fabrication de batteries. Le reste est réutilisé sous forme de laminés (protections radiologiques, décoration de toitures…), pour le gainage des câbles sous-marins, dans l'essence (envoie de disparition) et de nombreux alliages…
En France, 68 % de la consommation en plomb est issue du recyclage.
 Zinc |
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415 000 tonnes de zinc ont été consommées en France en 1995, principalement pour la galvanisation (traitement des tôles de voiture, rails d'autoroute…) et dans les toitures, également dans de nombreux alliages et sous forme d'oxydes, notamment dans les pneus.
Près de 100 000 tonnes de zinc ont été recyclées en 1995, dont plus du tiers sous forme ou pour la production d'alliages et de 20 % environ sous forme d'oxydes. Quant au zinc utilisé pour la galvanisation, on peut considérer qu'il est recyclé avec les ferrailles, car les procédés de recyclage des poussières d'aciéries développés ces dernières années permettent de renvoyer chez les producteurs de zinc brut quelque 20 000 tonnes de zinc par an.
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