Le terme "
ferrailles " désigne à la fois les
chutes de fabrication apparaissant entre le stade du métal liquide et la mise à la consommation du produit industriel et les
objets métalliques mis au rebut.
Le gisement total national est de l'ordre de 12 millions de tonnes de ferrailles qui se répartissent, en fonction de leur origine, en 3 grandes catégories de produits :
- les chutes propres de la sidérurgie : Elles représentent environ 2 millions de tonnes par an. Il s'agit de ferrailles de qualité, dont les caractéristiques sont exactement connues et qui représentent donc pour l'aciériste une matière première de choix. En général, ces ferrailles sont recyclées au sein même de l'usine qui les a produites, les exceptions étant constituées par des échanges entre usines sidérurgiques. Elles représentent 30 % de la consommation globale de la sidérurgie (avec des variations selon les usines).
- les chutes des usines de transformation : Elles totalisent environ 2 millions de tonnes par an. Elles comprennent tous les déchets ferreux produits par les usines qui utilisent comme matière première des produits sidérurgiques ou des éléments de fonderie. Elles sont également de bonne qualité. Elles peuvent transiter par le négoce ou faire l'objet de contrat direct par les sidérurgistes.
Les sidérurgistes se sont adaptés à la présence de zinc ou d'étain, apparue sur des chutes de ferrailles en raison des traitements de surface utilisés : le zinc est récupéré dans les installations de traitement de fumées et l'étain reste allié à l'acier.
- les ferrailles de récupération : Environ 8 millions de tonnes correspondant aux différents aciers et fontes issus des mises au rebut ou des démolitions (épaves automobiles, matériel ferroviaire, éléments de charpentes métalliques, ferrailles navales, appareils électroménagers hors d'usage, emballages ménagers…) sont récupérées annuellement en France.
La qualité de cette ferraille est très variable du fait de la variété de ces usages et nécessite une préparation : les " broyeurs déchiqueteurs ", énormes moulins destinés à broyer les voitures et autres ferrailles légères en petits morceaux, permettent la séparation du fer, des métaux non ferreux et des stériles. A partir d'une ferraille de basse qualité, de telles installations permettent aujourd'hui de préparer un produit haut de gamme très apprécié par les fours électriques.
On considère que 100 % des ferrailles neuves (de la sidérurgie et des usines de transformation) et 70 % des ferrailles issues des produits en fin de vie sont recyclées. Ce dernier taux varie selon les origines, par exemple : 40 % pour les emballages , produits dispersés et plus difficiles à collecter, et 95 % pour les automobiles.
Le gisement d'acier dans les ordures ménagères est estimé à 17 kg / habitant / an dont 10 kg / habitant / an d'emballages. En France, 560 000 tonnes d'acier pour l'emballage ont été consommées en 1995, la quantité récupérée par déferraillage dans les centres de traitement équipés d'un tri magnétique est aujourd'hui estimée à environ 225 000 tonnes / an.
Les ferrailles, qu'elle qu'en soit l'origine, sont valorisées en quasi-totalité par la sidérurgie (essentiellement en aciéries) et par les fonderies de fonte et d'acier. La France est cependant globalement exportatrice, principalement vers l'Italie et l'Espagne.
Les métaux ferreux ou ferrailles sont constitués de :
- chutes de la sidérurgie, pour leur plus grande part réintégrées dans le processus de fabrication ;
- chutes de la transformation qui, du fait de leurs qualités inégales, transitent par le négoce de la ferraillage
- des ferraillages de récupération issues des mises au rebut et des démolitions (épaves automobiles, charpentes métalliques, matériel ferroviaire, …)
En 1995, 9 800 000 tonnes de ferraillages ont été récupérées en France. Elles sont valorisées à hauteur de 30 % par la sidérurgie, essentiellement en aciéries et en fonderies. Leur utilisation représente une économie du tiers de la production d'acier brut.