
Vue d’une des façades presque terminée, émaillée de plusieurs couleurs.
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Copropriétés :
une cible à privilégier
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À partir de l’exemple de l’immeuble Le Clisson, l’ADEME a réalisé un film de 8 minutes, incluant des entretiens avec l’architecte, le syndic de copropriété et des habitants. Objectif : « Aller à la rencontre d’autres syndics et d’autres copropriétaires de la région pour les sensibiliser. C’est un secteur que nous avons beaucoup de mal à toucher, explique Dominique Birrien. Or, nombre de copropriétés sont dans un état dégradé, et peu ou pas performantes sur le plan thermique. » Et souvent, les copropriétaires sont frileux face au montant à débourser. Mais ils connaissent mal les aides auxquelles ils ont droit, qui sont intéressantes mais différentes suivant les cas (propriétaires occupants ou bailleurs, allocataires CAF…) Exemple : le propriétaire d’un appartement « T2bis » de l’immeuble Le Clisson va débourser, pour les travaux de rénovation thermique, entre 4 600 et 6 000 euros, en fonction de sa situation.
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Nantes
Quand isolation rime avec raison
Pour un coût à peine plus élevé qu’un simple ravalement et une économie annuelle d’énergie de 64 %, l’ensemble des copropriétaires de la tour Le Clisson a opté pour une rénovation thermique de ses façades.
Et gagné ainsi en esthétique.
Finie la pâte de verre marron, ces carreaux de faïence qui couvraient les murs de l’immeuble Le Clisson. Désormais, ce bâtiment est revêtu d’un nouveau matériau très isolant, émaillé de couleurs claires. Situé au sud de Nantes, l’immeuble est une tour de 16 étages, construite dans les années 1970, qui héberge 127 logements. En 2007, le syndic de copropriétés Les Bords de Sèvre a contacté Laurent Raimbault, architecte-thermicien, pour un ravalement de la façade qui était dégradée. Face à l’absence d’isolation du bâtiment, l’architecte a alors convaincu les copropriétaires de mener une étude énergétique. Objectif : voir si, au-delà d’un simple ravalement, une rénovation thermique ne serait pas pertinente. En effet, les murs extérieurs et la terrasse n’étaient pas isolés et les fenêtres, anciennes, munies de simple vitrage offraient peu d’isolation thermique et acoustique… L’agence de Laurent Raimbault a donc réalisé un bilan thermique qui plaidait clairement en faveur d’une rénovation thermique en profondeur. Et ce pour un coût guère plus élevé qu’un simple ravalement. Avec, à la clé, une économie annuelle d’énergie de 466 100 kWh – soit plus de 64 % par an !
Emporter l’adhésion
À partir de là, avec l’aide des professionnels du syndic Urbania, « il a fallu mener un long travail de conviction des copropriétaires, qui a duré près de trois ans », relate Laurent Raimbault. L’architecte-thermicien a alors demandé à l’ADEME de lui apporter son concours : « L’Agence est une référence ; pour nous, c’était une caution pour emporter l’adhésion des copropriétaires. »
Une série de réunions avec de petits groupes de copropriétaires a débuté. Avec l’appui de Dominique Birrien, ingénieur à la direction régionale Pays de la Loire de l’ADEME, Laurent Raimbault a explicité les différentes aides accordées aux copropriétaires et listé les arguments en faveur d’une réhabilitation thermique. Lors de l’assemblée générale de mars 2009, l’ensemble des copropriétaires a fini par voter en faveur des travaux. Au programme : pose sur les murs extérieurs d’une vêture (un complexe associant 10 cm d’isolant et une tôle d’aluminium laqué) ; isolation de la terrasse par une couche de polystyrène de 12 cm ; remplacement des anciennes fenêtres par des huisseries en PVC munies de double vitrage performant. Le coût total des travaux, qui viennent de s’achever, est de 900 000 euros. De ce montant, il faut déduire une subvention apportée dans le cadre de la convention État/ADEME/région de 120 000 euros.
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