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Conseil général de Corrèze
Changement d’aires pour le covoiturage
Depuis fin 2008, le conseil général de Corrèze multiplie les aires de covoiturage autoroutières. Il étend désormais cette initiative en milieu rural, et met en place à cet effet un plan de communication. Écologie et économies sont en bonne voie...
Fin décembre 2008, la Corrèze a initié un plan départemental de covoiturage qui se déclinait en trois actions distinctes, la principale d’entre elles étant la création d’aires de covoiturage autour d’un axe très fréquenté en Limousin : l’A20 Occitane. « Après l’augmentation du prix du pétrole, les automobilistes ont commencé à faire du covoiturage, mais du covoiturage “sauvage”, c’est-à-dire qu’ils se garaient n’importe où autour de cette autoroute, explique Laurent Jarry, chargé de mission collectivités à la direction régionale Limousin de l’ADEME. Cela posait bien entendu des problèmes de sécurité, d’où la décision du conseil général de répondre de façon organisée et cohérente à ce phénomène en plein développement. »
À la fin 2010, ce sont 11 aires de covoiturage qui jalonneront les entrées de l’autoroute A20, pour un total de 320 places de stationnement. « Dès le départ, tout a été fait pour qu’elles respectent les principes environnementaux. Elles sont ainsi équipées de candélabres autonomes fonctionnant avec un panneau photovoltaïque. Leur mobilier est fabriqué avec du bois provenant d’arbres locaux. Enfin, lors des travaux, elles ont été recouvertes d’un revêtement enrobé tiède, moins consommateur d’énergie lors de sa pose. »
Des affiches et Internet
Preuve de leur pertinence, les premières aires mises en service dès 2009 ont tout de suite rencontré un franc succès. Au point d’être rapidement saturées. « L’une des conséquences, c’est que le conseil général de la Corrèze prévoit déjà leur future extension. Par ailleurs, dès 2011 et jusqu’en 2012, il va se lancer dans une opération complémentaire : l’identification, en milieu rural cette fois, de toutes les zones de stationnement pouvant également servir d’aires de covoiturage. Cela va des parkings devant les salles polyvalentes jusqu’à ceux aux abords des églises, des stades de football… L’idée est de proposer une offre de covoiturage ne se limitant pas au cas de l’A20, mais globale et à l’échelle de la totalité du département. »
D’ici là, l’actuel plan départemental continuera de dérouler ses objectifs. Il parachèvera également les deux autres actions conçues pour accompagner le développement du covoiturage en Corrèze : la création d’un site Internet dédié à la mise en relation des « covoitureurs » d’une part ; la mise en place d’un plan de communication permettant d’informer les conducteurs corréziens et de les inciter à covoiturer. « Ce deuxième volet prévoyait l’édition d’une plaquette d’information et le lancement d’une campagne d’annonces radio qui se fera régulièrement, dit pour conclure Laurent Jarry. Des affiches de 3 x 4 mètres ont également été placardées à travers le département ; elles seront visibles jusqu’à la fin de l’année. »
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