unn des six fours de l'usine United Biscuit
Trois des six fours de l’usine United Biscuits à Vertou (Loire-Atlantique) ont fait l’objet d’un diagnostic énergétique.

 
Une intervention
à hauteur de 50 %


 
     
 

En partenariat avec la Région et l’État (accord-cadre pluriannuel), la direction régionale de l’ADEME en Pays-de-la-Loire a subventionné les deux diagnostics énergétiques à hauteur de 50 %, soit 6 000 euros pour les fours de cuisson et 3 440 euros pour la chaîne du froid. « Notre action est centrée sur l’aide à la décision, nos subventions incitent les entreprises à réaliser ces diagnostics et disposer ainsi d’un plan d’actions concret et chiffré, souligne Samy Guyet, chargé de mission entreprises à la direction régionale Pays-de-la-Loire. La finalité est bien l’action : nous contactons régulièrement nos interlocuteurs en entreprise pour connaître l’état de réalisation du plan d’actions et apporter un soutien complémentaire quand cela est possible. Un diagnostic énergétique peut être un bon outil pour initier ou conforter une démarche de développement durable au sein de l’entreprise. Notre rôle est aussi de conseiller l’entreprise dans le choix de ses actions environnementales. »

 

United Biscuits
Biscuits allégés en énergie

Au terme de deux diagnostics de ses équipements au regard du développement durable, le groupe United Biscuits a pu commencer à réduire sa consommation d’énergie. L’écoresponsabilité au pays des Petit Lu...

United Biscuits France produit chaque année près de 20 000 tonnes de biscuits sucrés commercialisés sous les marques BN, Verkade et Delacre. Au sud-est de Nantes, l’usine de Vertou représente à elle seule 20 000 tonnes de ce marché destiné essentiellement au marché européen. L’environnement a pris une place importante dans les préoccupations de l’entreprise. « Le Groupe a mis en place une politique environnementale qui définit des objectifs annuels pour diminuer les consommations énergétiques et réduire les déchets, rappelle Nathalie Carlioz, responsable environnement de l’usine de Vertou. Chacun des sites, ensuite, les décline en fonction des activités qui nécessitent le plus de corrections. »
Face à un poste « énergie » s’élevant chaque année à environ 380 000 euros pour l’électricité et 535 000 euros pour le gaz, et face à une forte augmentation du prix du gaz naturel en 2008, l’usine de Vertou s’est concentrée en premier lieu sur la réduction de ces dépenses. « Dans un premier temps, nous avons commandité un diagnostic énergétique de 3 de nos 6 fours de cuisson, qui représentent à eux seuls 60 % des besoins en gaz de l’usine. Notre objectif était de voir comment optimiser les brûleurs et éviter les déperditions. Et cela sans que la qualité de nos biscuits en pâtisse. »

Apporter une aide a la decision
Ce premier diagnostic a conduit à établir une liste d’aménagements simples à mettre en place rapidement, tels que la fermeture de tel brûleur jugé non indispensable, ou la condamnation d’une évacuation vers le toit. Dans un deuxième temps, il a permis de préconiser des actions nécessitant de la part d’United Biscuits un investissement plus important, au premier rang desquelles une récupération de la chaleur sortant des cheminées afin de chauffer l’eau d’une partie du site. « Cette seconde option a été chiffrée à 50 000 euros, et est soumise pour l’heure à une approbation de nos actionnaires, poursuit Nathalie Carlioz. Elle pourrait donc prendre encore deux ans avant d’aboutir. En revanche, nous n’avons pas attendu pour concrétiser les aménagements qui ne nécessitaient pas d’investissement. »
En 2009, un second diagnostic fut entrepris, qui portait cette fois sur la production de froid lors de certaines étapes du processus de fabrication. « Nous voulions faire un état des lieux de notre matériel, assez ancien, et voir comment réduire notre consommation en électricité. Là aussi, à l’issue cette étude, de petits aménagements internes ont commencé à être mis en œuvre. Nous allons désormais étudier le coût de l’achat de nouveaux appareils de production de froid. »
Reste que les effets de la mise en place des mesures les plus simples se font déjà sentir. Lors du premier trimestre 2010, le site de Vertou a pu constater une réduction, par rapport à la même période de 2009, de 10 % de la consommation de gaz et de 3 % de celle d’électricité.