CONSEIL RÉGIONAL NORD-PAS-DE-CALAIS | SNCF ET RÉSEAUX FERRÉ DE FRANCE

maison dont le toit est recouvert de panneaux solaires
Capteurs solaires thermiques et modules photovoltaïques ont été installés sur les toits des maisons de la cité-jardin de Seclin (Nord).

 
Économies à tous les étages

 
     
 

Un premier bilan chiffré a révélé que chacune des 73 maisons de la cité-jardin réalise, grâce à ses 5 m2 de capteurs solaires pour l’eau sanitaire, une économie d’énergie de 2 400 kWh par an. Et les 6 m2 de modules photovoltaïques permettent la vente à EDF d’une moyenne annuelle de 540 kWh d’électricité, redistribuée sur le réseau.
« Nous savons déjà que les 73 habitations réalisent une économie globale équivalant à la consommation de 10 foyers », souligne Jean-Marie Mettier, ingénieur de la direction régionale Nord-Pas-de-Calais de l’ADEME. Un bilan complet de l’ensemble des économies d’énergie générées par l’opération sera effectué au printemps 2010.

 


Conseil régional Nord-Pas-de-Calais
HQE, la formule maison

À Seclin, près de Lille, les 73 maisons individuelles d’une cité-jardin ont été réhabilitées aux normes de la Haute qualité environnementale (HQE). Une opération réussie, prélude à un éco-quartier.

Les 73 maisons individuelles de la cité-jardin, à Seclin, dans le Nord, ont retrouvé leur jeunesse. Elles ont été entièrement réhabilitées, dans le cadre de l’appel à projets « Mutualisation des initiatives éco-citoyennes locales » de Lille-Métropole communauté urbaine. L’opération, menée par le propriétaire, Habitat 62/59, conjointement avec le Centre d’amélioration de l’habitat (CAL-PACT1) de Lille et la ville de Seclin, a été initiée en 2006.
La direction régionale de l’ADEME et le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais ont contribué à réduire l’impact environnemental des habitations, en proposant des solutions écologiquement innovantes selon une démarche Haute qualité environnementale (HQE). Jusqu’alors, les pavillons de la cité-jardin, construits en 1941, et réhabilités une première fois en 1982, présentaient un bilan énergétique mitigé. « Il y avait beaucoup de choses à faire en termes d’isolation, se souvient Jean-Marie Mettier, chargé de la HQE au sein de la direction régionale de l’ADEME. Lors des premières phases de préparation du projet, nous avons incité le propriétaire et les autres partenaires à aller le plus loin possible. » La réhabilitation s’inscrit dans un processus global de requalification de la cité-jardin, prémices d’un futur éco-quartier.

Les habitants consultés
L’investissement supplémentaire lié à la HQE, de 696 000 euros, a été financé à hauteur de 40 % par l’ADEME et le conseil régional du Nord, à travers leur Fonds régional d’aide à la maîtrise de l’énergie et de l’environnement, et provient à parts égales des deux institutions.
L’ambition ? Réduire les consommations de chauffage pour parvenir à respecter la réglementation thermique 2005. Chaque maison a été dotée d’une chaudière à fioul à condensation, de capteurs solaires thermiques pour l’eau sanitaire, de modules photovoltaïques permettant de produire de l’électricité, d’une isolation extérieure en liège et bois et de nouveaux vitrages « basse consommation ».
Les systèmes de ventilation ont également été remplacés, et des cuves de récupération d’eau de pluie ont été enfouies dans les jardins.
Particularité du projet : à chaque étape, les habitants ont été sollicités
par les partenaires pour donner leur point de vue. L’association de la cité-jardin a relayé les décisions prises dans son bulletin local, un mode participatif qui donne à l’opération une dimension sociale. Même l’augmentation de 5 % des loyers, prévue à l’issue des travaux, en décembre prochain, a été décidée en accord avec les locataires. « Une augmentation d’autant plus facile à accepter qu’elle s’accompagne de réduction de charges due aux nouveaux équipements.
C’est un cercle vertueux
», conclut Jean-Marie Mettier.

1. Protection amélioration conservation transformation.