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La SERM et l’ADEME,
un partenariat durable
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La chaufferie bois des universités Montpellier-II et III, comme la plupart des projets déjà réalisés par la Serm, a reçu l’appui technique et financier de la délégation du Languedoc-Roussillon de l’ADEME. L’Agence, dès 1980, s’est positionnée comme un partenaire essentiel de la Serm, lorsque celle-ci s’est vu confier par la municipalité de Montpellier la délégation de maîtrise d’ouvrage de plusieurs équipements collectifs (piscine, patinoire, etc.). L’ADEME avait alors participé à la création d’un réseau urbain de chauffage et de climatisation pour le nouveau quartier Antigone.
Cette collaboration n’a pas cessé depuis et a permis d’autres réalisations majeures, comme la première centrale française de trigénération (production d’électricité, de chaleur et de froid) en 2001, raccordée au réseau urbain du centre-ville ou encore la première thermofrigopompe (récupération de chaleur sur une centrale frigorifique) alimentant depuis 2003 Odysseum, le nouveau quartier ludique et commercial de Montpellier. |
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Languedoc-Roussillon
De quel bois se chauffent les étudiants
« Une chaudière à bois… et la houille trépasse » : en substituant le bois recyclé au charbon comme combustible, l’université de Montpellier réduit à la fois la facture et la pollution.
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Deux chaudières à bois de 5 MW chauffent les 200 000 m2 des universités Montpellier-II et III. |
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Depuis 2008, les universités Montpellier-II et III se chauffent au bois. La Serm (Société d’équipement de la région montpelliéraine) a installé, en dix mois – un temps record – deux chaudières à bois de 5 MW à haut rendement. Les deux machines chauffent un patrimoine immobilier de 200 000 m2. Une vraie réussite, pour la Serm, qui a d’abord dû convaincre les responsables de l’université d’abandonner la houille qu’ils utilisaient depuis 1964. « Certains d’entre eux ne voyaient pas le bois comme une énergie d’avenir et s’inquiétaient d’un risque de déforestation », se souvient Frédérick Cauvin, directeur de la Serm.
Un risque nul, puisque le projet s’appuie sur une filière d’approvisionnement de bois issu uniquement de déchets de palette et d’élagage transformés au sein de l’agglomération. Le gisement est tel que les plaquettes (résidus de coupe) de forêts locales PEFC, prévues comme complément, ne sont pour l’instant pas nécessaires. Le fournisseur, Veolia, garantit en outre un prix compétitif pendant 15 ans. « Nous espérions une économie de 20 à 25 % par rapport à l’ancienne installation, nous avons finalement obtenu un gain de 35 % au profit des universités », souligne Frédérick Cauvin.
Système d’eau chaude et traitement des fumées à la clé
En effet, outre le passage à une énergie renouvelable, les travaux ont permis de réaliser 30 % d’économie d’énergie grâce au déclassement de l’ancien système d’eau surchauffée à 160°C en réseau d’eau chaude à 100°C et à la rénovation des sous-stations de traitement d’air des laboratoires. Un traitement des fumées, basé sur une double filtration multi-cyclonique et à manches, limite les rejets dans l’atmosphère à 10 mg/Nm3, soit cinq fois moins que la réglementation en vigueur. La substitution du charbon par du bois propre et non traité évite le rejet annuel dans l’atmosphère de 9 000 tonnes de dioxyde de carbone et de 3 tonnes de poussières. Elle élimine enfin l’émission de dioxyde de soufre et réduit le nombre de déchets bois à traiter de l’agglomération de Montpellier.
« La Serm est un partenaire de longue date, explique Thierry Laffont, directeur adjoint de l’ADEME en Languedoc-Roussillon. Elle a eu l’idée de cette chaufferie bois au cours de nos discussions régulières. Nous avons accompagné le projet, en participant au dimensionnement de l’installation et à la mise au point de la filière d’approvisionnement. » L’ADEME a participé aussi au financement de la chaufferie, qui a coûté 5,1 millions d’euros HT, en apportant une aide de 650 000 euros. Le conseil régional du Languedoc-Rousillon a, quant à lui, versé 1,27 million d’euros.
La Serm envisage à présent de connecter d’autres équipements à la chaufferie bois, le CHU, le Crous de Montpellier et les bâtiments de la future université Montpellier-Sud. Forte de cette réussite, elle a déjà programmé la construction d’une seconde chaufferie au bois à l’est de la Ville pour alimenter les nouveaux quartiers résidentiels qui représenteront à terme une surface de 500 000 m2.
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