Midi-Pyrénées
Pamier fait la chasse au carbone
Pamiers, commune ariégeoise de 15 000 habitants, est la première collectivité de Midi-Pyrénées à avoir achevé son Bilan Carbone®, réalisé selon la méthode de l’ADEME. Dans la foulée, elle a engagé un plan d’actions jusqu’en 2013.
Un Agenda 21 défini en 2004, un Bilan Carbone® en 2008 : la ville de Pamiers s’est déjà fortement engagée en faveur du développement durable.
Pour son Bilan Carbone ®, la commune ariégeoise a choisi la méthode de l’ADEME,
qui l’a accompagnée tout au long du processus. Le groupement de bureaux d’études CRP Consulting et systèmes durables a été sélectionné pour réaliser ce bilan
et comptabiliser avec précision les tonnes d’émission produites par la ville.
Résultat, livré début 2008 : 1 750 tonnes d’équivalent carbone ont été émises,
en 2006, dans les 39 bâtiments et les services municipaux retenus dans le périmètre de l’étude. Dans le détail, près de 40 % du total sont issus des « immobilisations »,
qui désignent les émissions liées à la fabrication des bâtiments, sur lesquelles il n’est pas possible d’agir aujourd’hui. En revanche, pour les charges fixes (chauffage, électricité, climatisation), qui représentent 30 % du total, il y a toute latitude
pour inverser la tendance. Viennent ensuite les déplacements des agents
et des enfants qui se rendent à l’école (19 %).
Moins 15 % d’émissions en cinq ans
À la suite de ce constat, la ville a bâti une feuille de route, en partenariat avec les deux bureaux d’études et l’ADEME. Avec un objectif ambitieux : moins 15 % d’émissions en cinq ans – soit moins 3 % par an, à partir de 2009. Dans cette perspective, 63 actions ont été listées. Certaines d’entre elles avaient été pensées dès 2007, ce qui a permis à la ville de prendre de l’avance sur ses objectifs : « L’ancienne école des Canonges a été remplacée par un nouveau bâtiment performant sur le plan énergétique sur lequel ont en outre été installés 80 m2 de panneaux solaires photovoltaïques, explique Clémence Collet, économe de flux à la mairie de Pamiers. Une chaufferie à bois alimente désormais la cantine municipale et le centre de loisirs. Enfin, 30 m2 de panneaux solaires thermiques fournissent la cantine en eau chaude. »
Autre chantier réalisé : des protections extérieures contre les surchauffes estivales à la Maison de l’enfance ont permis d’éviter la mise en place d’une climatisation. Et la piscine municipale a été équipée de 120 m2 de panneaux solaires thermiques qui servent à la production d’eau chaude. La ville a aussi décidé de développer les achats éco-responsables et de privilégier les circuits courts pour approvisionner la cantine. Enfin, un plan global de déplacements est envisagé pour 2009 : à ce jour, à l’heure du déjeuner, les enfants doivent faire un trajet de 4 km en car pour rallier la cantine, à l’extérieur de la ville. Pour éviter ce transport, la construction de salles de restauration dans les écoles maternelles est prévue. |