La réponse ADEME

 
     
 

L'inaction coûte cher !
Astucieux : pour inciter les collectivités
à agir à la suite du Bilan Carbone ®,
la méthode de l’ADEME permet
de quantifier le coût de l’inaction.
À Pamiers, ne rien faire pour réduire
les consommations aurait coûté 130 000 euros par an, en tenant compte du prix de l’énergie qui monte en flèche…
Un autre scénario, incluant la mise en place d’une taxe carbone, au niveau national, à 50 euros la tonne, a chiffré l’inaction à 180 000 euros par an !
« Un bon moyen de convaincre les élus qu’il vaut mieux investir aujourd’hui pour mieux économiser demain », commente Emmanuel David, ingénieur
à la délégation régionale de l’ADEME
en Midi-Pyrénées. L’ADEME a pris en charge 35 % du coût du Bilan Carbone ® de Pamiers – qui s’élevait à 16 500 € – dans le cadre du programme Préludde 2* en Midi-Pyrénées. Cette aide a été doublée par le conseil régional
Midi-Pyrénées, autre partenaire
de l’opération.

* Préludde 2 : Programme régional de lutte contre l’effet de serre et pour le développement durable, deuxième génération 2007-2013.

 
 
 
 

Midi-Pyrénées

Pamier fait la chasse au carbone

Pamiers, commune ariégeoise de 15 000 habitants, est la première collectivité de Midi-Pyrénées à avoir achevé son Bilan Carbone®, réalisé selon la méthode de l’ADEME. Dans la foulée, elle a engagé un plan d’actions jusqu’en 2013.

Un Agenda 21 défini en 2004, un Bilan Carbone® en 2008 : la ville de Pamiers s’est déjà fortement engagée en faveur du développement durable.
Pour son Bilan Carbone ®, la commune ariégeoise a choisi la méthode de l’ADEME,
qui l’a accompagnée tout au long du processus. Le groupement de bureaux d’études CRP Consulting et systèmes durables a été sélectionné pour réaliser ce bilan
et comptabiliser avec précision les tonnes d’émission produites par la ville.
Résultat, livré début 2008 : 1 750 tonnes d’équivalent carbone ont été émises,
en 2006, dans les 39 bâtiments et les services municipaux retenus dans le périmètre de l’étude. Dans le détail, près de 40 % du total sont issus des « immobilisations »,
qui désignent les émissions liées à la fabrication des bâtiments, sur lesquelles il n’est pas possible d’agir aujourd’hui. En revanche, pour les charges fixes (chauffage, électricité, climatisation), qui représentent 30 % du total, il y a toute latitude
pour inverser la tendance. Viennent ensuite les déplacements des agents
et des enfants qui se rendent à l’école (19 %).

Moins 15 % d’émissions en cinq ans

À la suite de ce constat, la ville a bâti une feuille de route, en partenariat avec les deux bureaux d’études et l’ADEME. Avec un objectif ambitieux : moins 15 % d’émissions en cinq ans – soit moins 3 % par an, à partir de 2009. Dans cette perspective, 63 actions ont été listées. Certaines d’entre elles avaient été pensées dès 2007, ce qui a permis à la ville de prendre de l’avance sur ses objectifs : « L’ancienne école des Canonges a été remplacée par un nouveau bâtiment performant sur le plan énergétique sur lequel ont en outre été installés 80 m2 de panneaux solaires photovoltaïques, explique Clémence Collet, économe de flux à la mairie de Pamiers. Une chaufferie à bois alimente désormais la cantine municipale et le centre de loisirs. Enfin, 30 m2 de panneaux solaires thermiques fournissent la cantine en eau chaude. »
Autre chantier réalisé : des protections extérieures contre les surchauffes estivales à la Maison de l’enfance ont permis d’éviter la mise en place d’une climatisation. Et la piscine municipale a été équipée de 120 m2 de panneaux solaires thermiques qui servent à la production d’eau chaude. La ville a aussi décidé de développer les achats éco-responsables et de privilégier les circuits courts pour approvisionner la cantine. Enfin, un plan global de déplacements est envisagé pour 2009 : à ce jour, à l’heure du déjeuner, les enfants doivent faire un trajet de 4 km en car pour rallier la cantine, à l’extérieur de la ville. Pour éviter ce transport, la construction de salles de restauration dans les écoles maternelles est prévue.