
Le réseau urbain de tramways est l’un des exemples de l’implication de la ville de Nantes dans la défense de l’environnement et la maîtrise de l’énergie.
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Bonnes pratiques |
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Nantes sur la voie de la labellisation
2009 sera l’année Cit’ergie pour la mairie de Nantes, qui a décidé de s’engager sur la voie de la labellisation. « Nous avons, durant les deux mandats précédents, lancé de nombreuses initiatives sur la maîtrise de l’énergie – Conseil d’orientation énergétique, diagnostics… –, menées notamment avec l’ADEME. Notre motivation avec Cit’ergie est de reformuler les objectifs de la feuille de route du mandat actuel et d’obtenir une évaluation transversale des actions », explique Pascale Chiron, adjointe au maire. Également vice-présidente de Nantes métropole, l’élue souhaite, en partant du processus entamé à Nantes, développer à terme cette démarche sur les communes de l’agglomération.
« Cit’ergie doit nous permettre de repréciser les objectifs de cette politique publique, avec une véritable organisation managériale. Il s’agit d’une approche très positive pour une collectivité qui a déjà lancé des pistes pour économiser l’énergie », poursuit Pascale Chiron, pour qui la dimension européenne est également un atout essentiel au label. Après 9 mois de travaux avec le conseiller Cit’ergie, Nantes compte bien obtenir le label à la fin de l’année 2009.
www.nantes.fr
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Franche-Comté et Rhône-Alpes
Label
« Politique énergétique »
Créé en 2003, le European Energy Award récompense les collectivités pour leur politique ambitieuse et globale de maîtrise de l’énergie. Il a été expérimenté en France dans le cadre du programme Reve Jura-Léman. Depuis le 1er janvier 2008, il est porté par l’ADEME sous l’appellation française de label Cit’ergie.
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Dès la fin des années 90, des communes suisses et autrichiennes se sont lancées dans la recherche de l’excellence en matière de politique énergétique. Ces initiatives pionnières ont abouti en 2003 à la création de la certification eea®, European Energy Award. « Grâce au soutien de la Commission européenne, l’ensemble des travaux et démarches initiés par les communes de ces deux pays ont permis d’aboutir à la formalisation de la méthodologie de la certification European Energy Award. Aujourd’hui, plus de 200 communes sont labellisées eea®
en Suisse, Allemagne, Autriche, République tchèque, Lituanie, Irlande, Italie
et Pays-Bas », indique Muriel Jeanneret, chargée de mission Cit’ergie au sein du Département acteurs publics de l’ADEME.
En France, European Energy Award a été expérimenté entre 2005 et 2007 dans le cadre du programme franco-suisse Reve Jura-Leman, coordonné par Énergie-Cités et soutenu techniquement et financièrement par l’ADEME.
Huit collectivités de Franche-Comté et de Rhône-Alpes y ont pris part : la ville de Besançon, les communautés d’agglomérations du Grand Besançon et du pays de Montbéliard, la communauté de communes du Jura dolois, Grenoble Alpes Métropole, Échirolles, Évian-les-Bains et Montmélian. « Le but de cette expérimentation en France était de valider la pertinence de l’outil et de sa méthode dans le contexte national, notamment au regard de l’intercommunalité », précise Muriel Jeanneret.
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Inauguré en 2006, le nouvel hôtel de ville d’Échirolles (Isère) a été conçu conformément à la démarche HQE. |
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Un processus d’amélioration continue
Le processus du label encourage et guide les communes et les intercommunalités, (communautés de communes et communautés d’agglomération) dans la mise en place d’une politique énergétique durable cohérente avec des objectifs climatiques. Il prend en compte six domaines liés à la gestion locale de l’énergie : le développement territorial, le patrimoine communal, l’approvisionnement énergétique, la mobilité et l’organisation interne ainsi que la communication. L’un des effets majeurs du processus est la mise en place au sein de la collectivité d’une organisation transversale et pluridisciplinaire pour piloter les questions de politique énergétique, avec l’appui d’un conseiller Cit’ergie accrédité. Véritable guide méthodologique destiné à l’amélioration continue de la politique énergétique des collectivités, la démarche Cit’ergie se conduit en quatre temps.
Tout d’abord un état des lieux de la situation, qui s’appuie sur un catalogue standardisé de 87 actions. Vient ensuite la phase de définition du programme de politique
Énergie-Climat, suivie de l’étape de labellisation objectivée par l’intervention
d’un auditeur externe. Enfin, la mise en œuvre s’opère en continu, et à son terme,
tous les quatre ans, le label est remis en jeu par un nouvel audit permettant
de mesurer les progrès accomplis.
Trois niveaux de performance sont reconnus dans le processus de labellisation :
la reconnaissance CAP Cit’ergie pour les collectivités entrées dans la démarche mais ne pouvant pas satisfaire aux exigences du label ; le label Cit’ergie, qui constitue le premier niveau de labellisation, et enfin le label eea® Gold, niveau d’excellence du label, qui concerne aujourd’hui 17 collectivités en Europe. Cohérent avec les principes du cadre de référence Développement durable des projets de territoire, le label Cit’ergie constitue un outil opérationnel au service de l’élaboration de la majeure partie d’un Plan Climat territorial, ou de la construction du volet énergie d’un Agenda 21.
Quatre collectivités labellisées en France
« Pour être labellisée Cit’ergie, une collectivité doit pouvoir justifier de la mise en œuvre effective d’au moins 50 % des mesures et actions qu’elle a la compétence de mener ou qu’elle s’est fixées dans son programme », rappelle Muriel Jeanneret.
Parmi les huit collectivités françaises engagées dans Reve Jura-Leman, quatre ont obtenu le label Cit’ergie en décembre 2007 : les villes d’Échirolles, de Besançon et de Montmélian, ainsi que la première agglomération en Europe, Grenoble-Alpes-Métropole.
« La reconnaissance Cap Cit’ergie est attribuée aux collectivités qui ne peuvent satisfaire aux exigences du label mais qui s’engagent à l’atteindre dans les quatre prochaines années : ce fut le cas pour Évian-les-Bains, la communauté de communes du Jura dolois, les communautés d’agglomérations du Grand Besançon et du pays de Montbéliard », précise Muriel Jeanneret.
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« Aborder la question de l’énergie avec pragmatisme » |
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En décembre 2007, l’ADEME a récompensé les quatre premières collectivités françaises labellisées Cit’ergie, dont Échirolles, dans la banlieue grenobloise. Commune de 35 000 habitants, Échirolles est de longue date impliquée dans une démarche de développement durable, comme l’explique Guy Rouveyre, premier adjoint au maire et conseiller général, en charge de cette thématique : « La ville a réalisé son premier diagnostic énergétique en 1970, s’est engagée dans le déploiement des énergies renouvelables dans les années 80, a élaboré une charte d’écologie urbaine en 1990, et enfin s’est dotée d’un Agenda 21 en 2004 et d’un Plan climat un an plus tard. La certification Cit’ergie est donc pour nous l’aboutissement d’une démarche ancienne. » Principal atout de Cit’ergie : la méthodologie. « Cela permet de dresser un véritable état des lieux, poursuit Guy Rouveyre, de définir qui fait quoi, comment, quand, avec quels moyens et dans quels objectifs. » Dans le cadre de Cit’ergie, la commune a principalement travaillé à la réduction des consommations sur ses bâtiments, sur les équipements publics et sa flotte de véhicules. Échirolles consacre aujourd’hui 10 % de ses investissements publics à des actions d’économie d’énergie. « Cit’ergie donne les moyens de s’évaluer, d’aborder la question de l’énergie avec un grand pragmatisme et des échéances, conclut Guy Rouveyre. Nous recevons la visite annuelle d’un auditeur externe, et en 2010 aura lieu l’audit de renouvellement. »
www.ville-echirolles.fr
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