Émission de dioxines des UIOM
Mesures en semi-continu des émissions mieux suivies
Les usines d’incinération d’ordures ménagères (UIOM) comptent parmi les sources d’émission de dioxines, substances considérées comme cancérogènes. Ces rejets sont limités par la mise en place de systèmes de traitement des fumées – qui ont réduit les émissions de plus de 90 % en dix ans – et suivis grâce à une surveillance des niveaux d’émission. Aujourd’hui, les réglementations européenne et française n’imposent pas de système de mesure en semi-continu, dont les résultats permettent de compléter les mesures ponctuelles obligatoires. Depuis quelques années, plusieurs UIOM se sont néanmoins équipées de tels dispositifs. Une enquête réalisée par l’ADEME apporte un premier retour d’expérience technique, économique et qualitatif.
les points clés
1
Les dispositifs de mesure en semi-continu associent des prélèvements sur des périodes de 14 à 28 jours à des analyses différées en laboratoire. Trois équipements innovants sont aujourd’hui proposés sur le marché européen : Amesa, DMS et DECS, basés sur des principes différents. Les 16 UIOM françaises équipées (pour un parc total de 130 incinérateurs) l’ont été avec des matériels Amesa (7) et DMS (9).
2
Les prix des mesures en semi-continu ont beaucoup diminué depuis 5 ans, sous l’effet de la concurrence et de la meilleure maîtrise des méthodes d’analyse en laboratoire. Les coûts d’investissement restent néanmoins assez élevés, autour de 100 000 euros pour une ligne d’émission.
3
Le fonctionnement des dispositifs apparaît maîtrisé, malgré des difficultés ponctuelles (pannes ou surestimation des émissions). Les bilans sont particulièrement positifs dans le cas d’UIOM récentes et d’un fonctionnement stable de l’usine. Pour que les mesures s’effectuent dans de bonnes conditions, l’exploitant doit pouvoir apporter à la prestation toute l’attention qu’elle exige.
4
Environ la moitié des usines ont choisi de diffuser les résultats au grand public (site internet, affichage ou parution de journaux), les autres préférant n’utiliser les données qu’en interne pour optimiser le process ou à l’occasion des Commissions locales d’information et de surveillance (CLIS).
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