| INDE
Un des objectifs de
ce partenariat entre deux villes européennes
et une ville du continent asiatique était clairement
identifié : réduire les conséquences
sanitaires, environnementales, sociales et économiques
de l'amoncellement de 200 tonnes de déchets par
jour à Pondichéry (300 000 habitants).
Aujourd'hui, les résultats sont probants : une
collecte sélective pour les matériaux
recyclables et les matières organiques a été
mise en place dans un quartier de la ville et sur le
marché principal, et une plateforme de compostage
a été créée. Récemment
endommagée par le raz-de-marée, la plateforme
sera réhabilitée avec l'aide de l'ADEME.
« Les habitants ont montré qu'ils étaient
prêts à participer à la collecte
sélective, ce qui réduit les déchets
à enfouir.19 emplois ont été créés.
Un groupe de 14 femmes assure le fonctionnement de la
plate-forme de compostage, la vente du compost permettant
de couvrir leurs salaires, commente Eric Buffo
de la délégation régionale Aquitaine
de l'ADEME. Pondichéry est maintenant plus
viable pour ses habitants et plus attractive pour ses
touristes.» La participation de l'ADEME s'est
concentrée sur le diagnostic, la sensibilisation,
l'équipement du personnel et l'aide à
l'exploitation de la plate-forme, le tout coordonné
sur place par Brahms Mohanty, correspondant ADEME en
Asie.« Nous n'avons pas vendu de technologie
française, mais proposé une méthode
et des moyens adaptés au contexte »,
résume Eric Buffo. Pragmatique et peu coûteuse,
cette expérience, soutenue également par
le MEDD, est duplicable à d'autres villes indiennes
ou pays asiatiques. |