Mensuel à destination des entreprises et des collectivités territoriales

 N° 98 / octobre-novembre 2004 Lettre | Dossier | Newsletter S'abonner | Archives 

Écotourisme en région montagneuse

Un projet d’écotourisme a vu le jour au Liban en 2003.
Il allie tradition et technologies innovantes en faisant
notamment
la part belle aux énergies renouvelables.


LIBAN

À 2000 m d’altitude, à mi-chemin entre la mer et le nord de la Bekaa, un site de 400 ha s’est ouvert à l’écotourisme. Mis en oeuvre par l’association Mada (une ONG libanaise dédiée à la préservation de l'environnement et au développement social des populations locales) et la société privée Al-Jord (constituée avec les responsables locaux), le projet valorise le capital humain et le patrimoine naturel de cette région montagneuse en contribuant à son développement. L’accès au site est excentré pour limiter la circulation des véhicules tout-terrain. Les marcheurs (une centaine au maximum pour des excursions de 2 à 7 jours) sont accueillis au sein d’installations simples et authentiques en bois et en pierres récupérées dans des maisons en ruine. Les eaux usées, y compris celles des douches solaires, sont traitées pour irriguer les noyers et les châtaigniers plantés en terrasse. Les ordures organiques font l’objet d’un compostage. Quant à l’électricité, elle est produite grâce à des systèmes solaires photovoltaïques (3 kW). La subvention de 60 000 € versée par l’ADEME a permis de financer les études techniques, les équipements nécessaires aux énergies renouvelables et la formation, avec l’implication du bureau d’études Tecsol. L’équipe du projet a été mise en contact avec la Fédération des parcs naturels régionaux et l’Association des élus de la montagne. L’Ambassade de France a également contribué au projet pour valoriser les productions locales. « Montée en association étroite avec la population locale au terme d’études sociologiques, cette initiative connaît un réel succès. Une duplication peut être envisagée dans d’autres zones rurales du Liban, en Syrie ou en Turquie », conclut Bernard Cornut, de la direction de l’action internationale de l’ADEME.
© N. Zakhia / MADA / Al-Jord

 CONTACT  Bernard Cornut
Tél.: 01 47 65 24 94
bernard.cornut@ademe.fr



Les nouveaux États membres
et la recherche européenne

Le projet Integrating ACC de la Commission européenne vise à favoriser le rapprochement entre les communautés scientifiques des anciens Etats membres et celles des PECO* autour de la thématique “ développement durable, changement planétaire et écosystèmes ”.


EUROPE

Mieux intégrer au 6e Programme de recherche, de développement technologique et de démonstration (PCRD), les nouveaux Etats membres de l’Union européenne et les pays candidats à l’adhésion, tel est l’objectif du projet Integrating ACC lancé en avril 2004 dans 22 pays. Le 6e PCRD qui se déroule sur la période 2002-2006, crée un espace européen de la recherche en cofinançant des projets menés en partenariat entre universités, centres de recherches, entreprises… de pays différents. « Mais il existe encore trop peu de ponts entre les communautés scientifiques des anciens États membres et celles des PECO », explique Céline Phillips de la direction internationale de l’ADEME. L’ADEME mène depuis plusieurs années un programme de coopération scientifique entre la France et les PECO. Cette activité se renforce maintenant par le projet Integrating-ACC, qu’elle coordonne et qui porte sur deux volets. Premièrement : améliorer les services proposés par les points de contacts nationaux (PCN), dont le rôle est de promouvoir le PCRD dans leur propre pays, en identifiant et en généralisant des bonnes pratiques. Deuxièmement : renforcer la collaboration entre réseaux grâce au travail des PCN chargés de les recenser sur leur territoire (associations professionnelles, programmes de recherche nationaux…), puis de faciliter la mise en relation avec ceux identifiés par d’autres PCN.

Pour en savoir plus,
consulter le site :
www.sustdev-ncps.com

 


 CONTACT  Céline Phillips
ncp-pcn@ademe.fr