| BÂTIMENTS
La crise sanitaire
majeure provoquée par
la canicule de l’été
dernier suscite de
nombreuses interrogations
sur les modes de conception
et d'utilisation des bâtiments
en périodes très chaudes.
« Les réponses à apporter pour
limiter les effets des canicules
doivent être modulées afin
d'éviter tout recours systématique
à la climatisation »,
explique Michel Carré, du
département bâtiment et
urbanisme de l’ADEME.
Des solutions plus économes en énergie
Des solutions pour un
confort d’été sans climatisation,
souvent complémentaires,
sont envisageables.
Elles consistent notamment
à réduire au maximum les
apports internes d’énergie
(utilisation de matériels informatiques peu énergivores,
de systèmes d’éclairage
performants) et à
installer des protections
solaires…
De plus, des solutions de
rafraîchissement consommant
peu d’énergie existent
déjà. Il s’agit des systèmes
d’humidification de l’air, des
planchers et plafonds avec
circulation d’eau froide et
de la surventilation diurne
et nocturne par apport d’air
frais extérieur.
Pour favoriser la diffusion de
ces solutions et permettre
aux architectes et aux
bureaux d’études d’envisager
l’une d’elles, le CSTB vient de
publier un guide de faisabilité
et de pré-dimensionnement,
en partenariat avec l’ADEME
et l'école des Mines de Paris. De
nouvelles solutions techniques
(systèmes de stockage
de chaleur, de vitrages à propriétés variables…) ainsi
que de nouveaux modes de
conception des bâtiments
(à forte inertie, à double peau
ventilée…) sont en train
d’émerger.
Une climatisation plus performante
« Pour quelques établissements
(hôpitaux, maisons de
retraite…), la climatisation peut
s'avérer indispensable en termes
de sécurité des personnes, souligne Michel Carré. C’est pourquoi nous travaillons
sur des outils d'aide à la décision
des maîtres d'ouvrage afin
d'orienter les choix vers des
systèmes énergétiquement et environnementalement performants,
une fois prise en compte
une bonne protection des parois
vitrées. » La conception d’un
diagnostic énergétique pour
le confort d’été des bâtiments
est en cours.
Il permettra, grâce à des
outils de calcul, de déterminer
si l’installation existante
est adaptée aux besoins
et de proposer des axes
d’amélioration à moindre
coût énergétique et
environnemental.
Le renforcement des réglementations
« Les exigences en matière de
réglementation thermique seront
durcies avec les RT 2005 et
2010, notamment en
ce qui concerne les consommations
maximales d’énergie
pour les bâtiments climatisés
et l’usage de produits certifiés »,
précise Michel Carré.
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