L’Union européenne s’est fixé pour objectif
de porter d’ici 2010 l’effort de recherche
à 3 % du PIB de l’Union , 2/3 venant
des investissements privés et 1/3 du
secteur public.
On est à mi-parcours du 6ème PCRD
(Programme-Cadre de recherche de l’Union
2000-2006) dont la dotation budgétaire
environnement-énergie en progression continue a atteint
2,16 milliards d’euros, soit 12 % du budget global. Dans ces
deux domaines, les chercheurs français ont participé à 9 %
des projets européens et en ont coordonné 13 %. La mise en
place de modalités de fonctionnement innovantes, comme les
“réseaux d’excellence” et les “projets intégrés”, a ouvert la
voie à la constitution d’un Espace européen de la recherche et
à de nouvelles formes de coopération entre chercheurs.
Le 7ème PCRD (2007-2011) est déjà en préparation. Parmi les
enjeux de fond de ce futur programme : la montée en
puissance du nombre de projets de recherche menés en
collaboration au niveau européen, le développement de
nouvelles formes d’intervention comme les plateformes
technologiques basées sur des partenariats public-privé. Il
s’agira également, dans l’Europe élargie, de permettre aux
nouveaux États membres de prendre une place plus
importante et de contribuer ainsi au renforcement du potentiel
européen de la recherche. Dès maintenant, la mobilisation de
la communauté scientifique est indispensable. Tous les
acteurs concernés par les questions d’énergie et
d’environnement sont invités à fournir d’ici fin 2004, leurs
réflexions et contributions politiques qui, sur proposition de la
Commission européenne, déboucheront, dès le 1er trimestre
2005, sur la définition de priorités thématiques, notamment
dans leurs relations avec la protection de la santé et la
recherche spatiale. Cette mobilisation est orchestrée par le
ministère de la Recherche. L’ADEME, Point de contact national
de la priorité développement durable du 6ème PCRD, y prendra
toute sa part.
François Gréaume
Chef du département Europe à la direction de l’action internationale
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