| INDUSTRIE
Le nombre des installations de ventilation dans
les entreprises ne cesse d’augmenter. Elles permettent
de préserver la santé des personnels,
d’améliorer le confort et l’hygiène
dans les zones de travail, de protéger les produits
et les matériels ; dans certains cas, elles participent
au process et au traitement des produits.
La nécessité d’un diagnostic
Le potentiel d’économies d’énergie
est estimé à plus de 1 000 GWh par an.
« Les entreprises doivent prendre davantage
conscience de l’importance de l’optimisation
énergétique de leurs installations. Outre
l’aspect environnemental, c’est la compétitivité
de l’entreprise qui est en jeu par le biais des
gains dus aux économies d’énergie »,
déclare Bruno Chrétien, de la direction
clients de l'ADEME. Toute démarche d’amélioration
de l’efficacité énergétique
des installations de ventilation doit démarrer
par la réalisation d’un diagnostic énergétique.
Réalisé par un expert et pouvant bénéficier
d’un soutien financier de l’ADEME, le diagnostic
va permettre de faire une analyse en profondeur des
installations de ventilation, de connaître leurs
coûts de fonctionnement, de détecter les
dysfonctionnements et de proposer des voies d’amélioration.
Il fournira une analyse précise par comparaison
ou par calcul avec la consommation qui serait obtenue
par la mise en œuvre de solutions plus performantes
(coûts et temps de retour).
« Dans de nombreux cas, les investissements
à réaliser sont faibles - 20 à
30 k€ - et les temps de retour inférieurs
à deux ans », insiste Bruno Chrétien.
Des solutions d'optimisation
La consommation électrique des moteurs des ventilateurs
et des auxiliaires représente souvent un important
gisement d’économie. Dans le cas du conditionnement
d’air, la consommation d’énergie
thermique associée à l’air renouvelé
(chauffage, climatisation…) devient une part importante
de la consommation totale du système. Bien sûr,
les gains seront d’autant plus importants que,
lors de la conception, les installations auront été
justement dimensionnées et que les composants
passifs (conduits, récupérateurs d’énergie,
etc.) auront été choisis pour réduire
les pertes de charge des circuits.
Mais il est également possible de réduire
la consommation d’équipements déjà
installés. Lors de l’exploitation, le pilotage
de l’installation, et en particulier l’adaptation
des débits au fonctionnement de l’atelier
par des moyens appropriés comme la variation
électronique de vitesse, est un facteur d’économie
très important. Et, plus simplement, son bon
entretien permet d’éviter les fuites et
l’encrassement, causes de surconsommations. Le
questionnement énergétique peut également
contribuer à améliorer la qualité
des produits en optimisant la précision et la
régularité des ambiances de production
(température, humidité, gaz, poussières,
etc.) et en réduisant les sources de contamination.
Enfin, en s’engageant dans une politique de réduction
de sa consommation d’énergie, l’entreprise
s’inscrit dans une optique de développement
durable et peut valoriser son image. |