Mensuel à destination des entreprises et des collectivités territoriales

 N° 94 / Octobre-novembre 2003 Lettre | Dossier | Newsletter S'abonner | Archives 
Une puissante chaufferie au bois
dans le Haut-Rhin

EN BREF  ALSACE
La plus grosse chaufferie au bois d’Alsace a été inaugurée au printemps dernier à Soultz (68), commune forestière. D’une puissance de 900 kW, cette installation est aujourd’hui approvisionnée en bois déchiqueté provenant des 1 500 ha de forêt communale touchés par la tempête de 1999. Elle permet de chauffer huit bâtiments communaux dont l’Hôtel de Ville, la médiathèque et l’école primaire. Deux autres bâtiments publics se raccorderont prochainement au réseau. Les réserves actuelles de bois de la commune sont suffisantes pour alimenter la chaufferie jusqu’en 2005. Ensuite, celle-ci fonctionnera grâce au bois issu des coupes annuelles et du défrichement. On estime qu’une émission de près de 280 tonnes de CO2 sera ainsi évitée chaque année. Le coût de la réalisation de la chaufferie s’est élevé à 623 000 euros : elle a été subventionnée par la Région Alsace (30 %), l’ADEME (30 %) et le Conseil général (20 %).




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 CONTACT  Jean Dubois
Tél. : 03 88 15 46 46
jean.dubois@ademe.fr


Diagnostic énergie environnement
des déplacements à Lille

EN BREF  NORD-PAS-DE-CALAIS
À partir des résultats de deux enquêtes conduites par l’INRETS-DEST (Département économie et sociologie des transports) en 1987 et 1998 auprès d’un échantillon de 5 100 ménages, un diagnostic énergie environnement des déplacements (DEED) a été réalisé par le CETE Nord-Picardie en 2001-2002 à la demande de l’ADEME, du Conseil régional Nord-Pas-de-Calais et de Lille Métropole Communauté urbaine. Cette approche, qui consiste à évaluer l’énergie consommée et les quantités de substances polluantes émises par les ménages au cours de leurs déplacements quotidiens, se différencie des méthodes classiques par une analyse détaillée, à un moment donné, de la relation entre urbanisme, mobilité des résidents et impacts énergétiques et environnementaux. À Lille, les déplacements quotidiens sont en augmentation de 15 % entre 1987 et 1998. L’utilisation de la voiture se renforce alors que la fréquentation des transports en commun est stable et que la part de la marche et du vélo diminue. La consommation énergétique moyenne par personne est en hausse. Les émissions de CO2 et de particules augmentent alors que les émissions de NOx restent stables et que celles de CO baissent sensiblement. Enfin, les consommations en centre-ville se stabilisent alors que la consommation énergétique du périurbain lointain augmente de 30 %. Des études identiques ont été menées dans trois autres grandes régions urbaines (Grenoble, Ile-de-France et Bordeaux). À partir de l’ensemble de ces résultats, l’ADEME souhaite développer, au niveau national, un logiciel de calcul qui constituera un outil d’aide à la décision pour les collectivités locales dans l’organisation des déplacements urbains, notamment dans le cadre de l’évaluation et du suivi des plans de déplacements urbains.




 CONTACT  Jérôme Dancoisne
Tél. : 03 27 95 71 96
jerome.dancoisne@ademe.fr