EN
BREF
NORD-PAS-DE-CALAIS
À partir des
résultats de deux enquêtes conduites par
l’INRETS-DEST (Département économie
et sociologie des transports) en 1987 et 1998 auprès
d’un échantillon de 5 100 ménages,
un diagnostic énergie environnement des déplacements
(DEED) a été réalisé par
le CETE Nord-Picardie en 2001-2002 à la demande
de l’ADEME, du Conseil régional Nord-Pas-de-Calais
et de Lille Métropole Communauté urbaine.
Cette approche, qui consiste à évaluer
l’énergie consommée et les quantités
de substances polluantes émises par les ménages
au cours de leurs déplacements quotidiens, se
différencie des méthodes classiques par
une analyse détaillée, à un moment
donné, de la relation entre urbanisme, mobilité
des résidents et impacts énergétiques
et environnementaux. À Lille, les déplacements
quotidiens sont en augmentation de 15 % entre 1987
et 1998. L’utilisation de la voiture se renforce
alors que la fréquentation des transports en
commun est stable et que la part de la marche et du
vélo diminue. La consommation énergétique
moyenne par personne est en hausse. Les émissions
de CO2 et de particules augmentent alors que les émissions
de NOx restent stables et que celles de CO baissent
sensiblement. Enfin, les consommations en centre-ville
se stabilisent alors que la consommation énergétique
du périurbain lointain augmente de 30 %.
Des études identiques ont été menées
dans trois autres grandes régions urbaines (Grenoble,
Ile-de-France et Bordeaux). À partir de l’ensemble
de ces résultats, l’ADEME souhaite développer,
au niveau national, un logiciel de calcul qui constituera
un outil d’aide à la décision pour
les collectivités locales dans l’organisation
des déplacements urbains, notamment dans le cadre
de l’évaluation et du suivi des plans de
déplacements urbains. |