Mensuel à destination des entreprises et des collectivités territoriales

 N° 94 / Octobre-novembre 2003 Lettre | Dossier | Newsletter S'abonner | Archives 
Formations à l'ERD
Depuis 1997 et à l'initiative du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) du Maroc, plusieurs plates-formes de formation à l'électrification rurale décentralisée (ERD) adaptées au contexte marocain ont été mises en place.

MAROC
E
n juin 1997, le CDER a créé, à Marrakech, l'Unité de formation à l'électrification rurale fixe (UFERFI) consacrée aux technologies du photovoltaïque et des mini-réseaux alimentés par l'hydroélectricité ou par les groupes électrogènes. Cette plate-forme avait pour objectif de former des professionnels locaux en prenant en compte les besoins spécifiques du Maroc où de très nombreux villages sont isolés. Trois ans après a été mise en place une plate-forme mobile adaptée aux campagnes d'information et de formation menées par les formateurs du CDER dans les villages en appui aux projets d'électrification. Elle a été suivie par la création en mars 2003 de l'Unité de formation à l'électrification rurale par systèmes éoliens (UFEREOL) dédiée à l'ERD par mini-réseaux alimentés par une petite centrale mixte – groupe électrogène/éolien. L'ADEME a conçu cette plate-forme ainsi que la session de formation des formateurs dispensée par une équipe d'animateurs de bureaux d'études français. « Nous nous sommes appuyés sur la pédagogie des sessions EOLE réalisées en France. La formation UFEREOL, très concrète, a donné lieu à des travaux pratiques sur les machines éoliennes sur le site de Tagant près d'Essaouira et sur des maquettes pour les travaux théoriques permettant de mieux comprendre leur fonctionnement », précise Philippe Rocher, directeur de METROL, l’un des bureaux d’études français impliqués. Cette nouvelle formation éolienne s'inscrit dans une politique locale d'envergure élaborée par les acteurs marocains de l'électrification. Au total, huit cents ingénieurs, électriciens, dépanneurs, installateurs locaux ont bénéficié de cours théoriques et pratiques. « Aujourd'hui, la demande au Centre de formation du CDER dans le domaine de l'ERD est grandissante, compte tenu des nombreux programmes mis en place sur le terrain. Ceci est l'aboutissement d'une coopération fructueuse avec le Maroc dans le domaine des EnR. La prochaine étape pour 2004 est la mise en place d'une plate-forme pédagogique dans le domaine du solaire thermique », conclut Michel Courillon de la direction de l'action internationale de l'ADEME.


© T. Rocher / METROL

 CONTACT  Michel Courillon
Tél. : 01 47 65 20 17
michel.courillon@ademe.fr



Les politiques des déchets à la loupe
Une étude sur la comparaison des politiques de gestion des déchets et des stratégies mises en œuvre depuis 10 ans dans plusieurs pays industrialisés s’est achevée en mars 2003.

EUROPE
A
fin d'apporter une contribution au débat sur la future politique nationale des déchets et plus globalement pour situer la France par rapport à d’autres pays industrialisés, l’ADEME a pris l'initiative d'une étude comparative des politiques de gestion des déchets dans 12 pays dont 8 de l'Union européenne*. Réalisée par l'ADIT (Agence pour la diffusion de l’information technologique), cette étude permet de dresser un état des lieux des politiques mises en œuvre dans la décennie 90 qui correspond à une période de profonds changements. « La connaissance des différentes pratiques européennes et leur comparaison permettent d'enrichir les réflexions des décideurs politiques sur les problématiques déchets. Elles contribuent à faire avancer la recherche des solutions les plus efficaces », estime François Gréaume, responsable du département Europe de l'ADEME. Il ressort que le choix du recyclage apparaît aujourd'hui comme irréversible pour certaines catégories de produits en fin de vie et marque à terme la fin de la période du “tout décharge” ou du “tout incinérateur”. Face à une augmentation générale de la production des déchets, des stratégies initiées pour améliorer la prévention, le recyclage ou le compostage ont donné des résultats intéressants aux Pays-Bas, en Autriche, en Suisse et en Allemagne par des combinaisons de lois et d'accords volontaires, par une responsabilisation accrue des producteurs et une forte sensibilisation des ménages consommateurs. Les plans d’actions et les lois accordent partout la priorité à la “gestion intégrée” des déchets, suivant la séquence prévention, recyclage et compostage, incinération avec valorisation énergétique et mise en décharge. Quatre sujets mobilisent particulièrement les acteurs de la gestion des déchets : la définition européenne du déchet, les risques sanitaires, le bilan économique et environnemental des modes de traitement, la répartition plus équitable des coûts entre producteurs, collectivités et consommateurs.
* Allemagne, Autriche, Danemark, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas, Suisse, États-Unis, Province du Québec, Japon.
L’intégralité de l’étude sera prochainement téléchargeable sur www.ademe.fr

 


 CONTACT  François Gréaume
Tél. : 01 47 65 21 79
francois.greaume@ademe.fr