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AIR
Actuellement, trois véhicules vendus sur
quatre sont climatisés contre un sur quatre en
1995. Si la climatisation automobile renforce le confort
et la sécurité de conduite, cette forte
croissance a d’importantes répercussions
sur les émissions de gaz à effet de serre.
Suite à l’ensemble des études d’évaluation
réalisées par l’ADEME en partenariat
avec l’UTAC (Union technique de l’automobile,
du motocycle et du cycle), VALEO CLIM Service et le
Centre d’énergétique de l’École
des Mines de Paris, on constate que le fonctionnement
du climatiseur entraîne une surconsommation de
carburant de 25 à 35 % en ville et de 10
à 20 % en dehors des villes. Ramené
à l’année, ceci représente
une surconsommation et donc une surémission de
CO2 de plus de 5 %. S’ajoutent les rejets
en fluides frigorigènes des circuits de refroidissement,
à très fort potentiel de réchauffement
de l’atmosphère. Dus aux fuites, à
l’entretien et à la maintenance ainsi qu’à
la non-récupération du fluide en fin de
vie du véhicule, ils entraînent une surémission
d’équivalent CO2 de 10 à 25 g/km.
Au total, pour un véhicule de gamme moyenne émettant
176 g de CO2 au kilomètre, l’impact énergétique
de la climatisation peut atteindre 30 g/km.
Des actions de R & D doivent être poursuivies
pour améliorer l’efficacité énergétique
de l’équipement, accroître l’étanchéité
des circuits, trouver de nouveaux fluides à moindre
potentiel de réchauffement climatique…
Parallèlement, il est souhaitable de renforcer
la réglementation européenne relative
à ces systèmes au niveau de la maintenance
et du recyclage des fluides frigorigènes et de
prendre en compte leur fonctionnement dans les procédures
d’homologation des véhicules.
« Avec les progrès attendus, on
prévoit que les émissions dues à
la climatisation automobile diminuent de moitié
sur les véhicules vendus entre 2005 et 2008 »,
souligne Stéphane Barbusse du département
technologies des transports de l’ADEME.
Pour en savoir plus : La climatisation automobile,
ADEME Éditions, Mai 2003,
réf. 4343, 23 euros |