Mensuel à destination des entreprises et des collectivités territoriales

 N° 93 / juillet-août 2003 Lettre | Dossier | Newsletter S'abonner | Archives 
Climatisation automobile :
quels progrès attendre ?

L’essor actuel de la climatisation automobile a des répercussions importantes sur les émissions de gaz à effet de serre. La poursuite des travaux de R & D devrait permettre d’améliorer cet équipement en le rendant plus respectueux de l’environnement.

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ctuellement, trois véhicules vendus sur quatre sont climatisés contre un sur quatre en 1995. Si la climatisation automobile renforce le confort et la sécurité de conduite, cette forte croissance a d’importantes répercussions sur les émissions de gaz à effet de serre. Suite à l’ensemble des études d’évaluation réalisées par l’ADEME en partenariat avec l’UTAC (Union technique de l’automobile, du motocycle et du cycle), VALEO CLIM Service et le Centre d’énergétique de l’École des Mines de Paris, on constate que le fonctionnement du climatiseur entraîne une surconsommation de carburant de 25 à 35 % en ville et de 10 à 20 % en dehors des villes. Ramené à l’année, ceci représente une surconsommation et donc une surémission de CO2 de plus de 5 %. S’ajoutent les rejets en fluides frigorigènes des circuits de refroidissement, à très fort potentiel de réchauffement de l’atmosphère. Dus aux fuites, à l’entretien et à la maintenance ainsi qu’à la non-récupération du fluide en fin de vie du véhicule, ils entraînent une surémission d’équivalent CO2 de 10 à 25 g/km. Au total, pour un véhicule de gamme moyenne émettant 176 g de CO2 au kilomètre, l’impact énergétique de la climatisation peut atteindre 30 g/km.
Des actions de R & D doivent être poursuivies pour améliorer l’efficacité énergétique de l’équipement, accroître l’étanchéité des circuits, trouver de nouveaux fluides à moindre potentiel de réchauffement climatique… Parallèlement, il est souhaitable de renforcer la réglementation européenne relative à ces systèmes au niveau de la maintenance et du recyclage des fluides frigorigènes et de prendre en compte leur fonctionnement dans les procédures d’homologation des véhicules.
« Avec les progrès attendus, on prévoit que les émissions dues à la climatisation automobile diminuent de moitié sur les véhicules vendus entre 2005 et 2008 », souligne Stéphane Barbusse du département technologies des transports de l’ADEME.

Pour en savoir plus : La climatisation automobile, ADEME Éditions, Mai 2003,
réf. 4343, 23 euros



 CONTACT  Stéphane Barbusse
Tél. : 04 93 95 79 74
stephane.barbusse@ademe.fr