Mensuel à destination des entreprises et des collectivités territoriales

 N° 93 / juillet-août 2003 Lettre | Dossier | Newsletter S'abonner | Archives 
HIP-HIP : la voie solaire
Lancé en 2000 pour trois ans, le programme européen HIP-HIP a donné un coup de pouce au développement des applications du photovoltaïque relié au réseau en levant un grand nombre de freins.

EUROPE
L
e programme HIP-HIP (mai 2000-mai 2003) visait à raccorder 2,7 MWc photovoltaïques aux réseaux électriques allemand, autrichien, hollandais, italien, espagnol et français. L’objectif d’installer 450 kWc par pays a été globalement atteint, avec quelques disparités. En France, environ 450 kWc sont opérationnels via une soixantaine de réalisations chez les particuliers et les entreprises.
Le programme portait également sur une réduction progressive des coûts d’installation qui sont passés de 7 à 5,5 euros/Wc installés entre 2000 et 2003. Il n’en reste pas moins que le recours à des solutions d’intégration des capteurs photovoltaïques dans le bâti implique des coûts spécifiques qui ne sont pas inclus dans ceux du programme HIP-HIP.
Coordinateur du consortium français composé de nombreux partenaires (Total Energie, EDF, GENEA, le CSTB, Hespul…), l’ADEME a joué un rôle de conseil auprès des particuliers et des maîtres d’ouvrage, et a financé les réalisations nationales à hauteur de 15 % (soit 0,5 M€ de subventions versées). À cette aide se sont ajoutées les participations de la Commission européenne (35 %) et des collectivités locales (jusqu’à 30 %).
« HIP-HIP est un succès, particulièrement en Europe du Sud où il a contribué à lever un grand nombre de freins de nature juridique, économique, administrative et culturelle. En produisant un effet de levier et de relais avec les programmes nationaux, il a ouvert de nouvelles voies à ce marché d’avenir », explique Fabrice Juquois du département énergies renouvelables de l’ADEME.


© J. Le Goff / ADEME

 CONTACT  Fabrice Juquois
Tél. : 04 93 95 79 12
fabrice.juquois@ademe.fr


Club EnR : vers l’élargissement
Créé en 1991, le Club EnR est un exemple de coopération pan-européenne entre quinze agences de maîtrise de l’énergie. L’un des principaux chantiers de la présidence actuelle, exercée depuis février 2003 par l’ADEME, est de préparer l’adhésion d’agences des pays d’Europe centrale et orientale.

EUROPE
E
n favorisant les échanges d’expériences dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, le Club EnR constitue un réseau de partenaires où les débats sont ouverts et les coopérations multiples. Il permet d’asseoir les intérêts de la maîtrise de l’énergie auprès des partenaires institutionnels internationaux, en particulier la Commission européenne, et d’accroître l’efficacité et l’impact des programmes de ses membres. Des projets portés par le Club EnR ont abouti à une harmonisation au niveau européen. Deux exemples : plusieurs séries d’indicateurs d’efficacité énergétique, utilisés aujourd’hui par la Commission européenne, et l’étiquetage de la consommation énergétique des appareils électroménagers désormais obligatoire dans les magasins de l’Union européenne.
« Mais l’enjeu énergétique et environnemental ne connaît pas de frontières et notre devoir est d’imaginer des stratégies avec l’ensemble de nos partenaires européens, y compris dans les pays en voie d’adhésion », a précisé Michèle Pappalardo, Présidente de l’ADEME, lors de l’Assemblée générale du Club EnR en février dernier. 2003 devrait être l’année de l’élargissement du Club EnR puisque sept agences de maîtrise de l’énergie des pays d’Europe centrale et orientale ont déposé une demande d’adhésion. L’accueil de ces nouveaux membres est attendu pour la prochaine assemblée générale du Club EnR, début 2004, au moment où l’ADEME passera le relais de la présidence à son homologue finlandais (MOTIVA).



De g. à d. : Jean Besson, Michèle Pappalardo, Michel Barnier.
© J. Le Goff / ADEME


 CONTACT  Christophe Fréring
Tél. : 01 47 65 24 86
christophe.frering@ademe.fr