Villers-Cotterêts
certifiée ISO 14001
En octobre
2000, Villers-Cotterêts (02)
devenait la première municipalité de France
à obtenir la norme environnementale ISO 14001.
Une démarche pionnière et fédératrice
qui engendre des économies et contribue à la
protection
de l'environnement.
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PICARDIE
Pour préserver son site naturel, la municipalité
de Villers-Cotterêts (10 000 habitants) a
décidé d'initier une démarche de
certification ISO 14001 à partir de fin 1999.
« Mis au point en 1996, cet outil de management
environnemental, plus couramment utilisé par
les entreprises, s’adresse également à
tout opérateur privé ou public voulant
exercer un suivi méthodique de l’impact
de ses activités sur l’environnement et
enclencher un processus d'amélioration continu »,
précise Ackli Assal, de la délégation
Picardie de l'ADEME. Dans le cadre de cette première
certification attribuée à une collectivité
locale, 150 impacts ont été répertoriés
par thèmes. Les plus importants concernaient
les déchets, l'énergie, la qualité
de l’air, les produits toxiques, les bruits et
les odeurs. Dès lors, procédures, plans
de contrôle et d’actions se sont succédé
de janvier à juillet 2000. Après un audit
réalisé par un bureau certificateur en
septembre 2000, la ville a obtenu la certification ISO
14001 en octobre 2000.
Une démarche fédératrice
« Fédérer les services techniques
sur un thème aussi porteur que l’environnement
n'a pas présenté de difficultés
particulières. Pour sensibiliser les 160 agents
municipaux exerçant des activités très
diverses, nous nous sommes appuyés sur les chefs
de service et nous avons multiplié réunions
et formations. La norme ISO 14001 garantissant la conformité
à la réglementation, le plus gros travail
a consisté à identifier celles applicables
aux activités de la ville, puis à mettre
en place une veille réglementaire »,
observe Nicolas Inglebert, directeur technique de la
ville.
Un plan d'actions pluriannuel
Ce travail de concertation et d'analyse a permis de
dégager un plan d'action sur plusieurs années.
Parmi les initiatives concrètes de la ville :
l'acquisition de véhicules électriques,
d'ampoules haute efficacité pour l’éclairage
public, l'emploi de peintures à l’eau pour
le marquage au sol, le recyclage du papier utilisé
en mairie. Ainsi le coût de l’éclairage
public a diminué de 15 % en deux ans et
celui de la consommation d’énergie pour
les véhicules de la flotte municipale de 34 %.
D’autres projets sont programmés pour 2003
dont un audit du chauffage municipal, une amélioration
de la qualité de l'air de la piscine...
« Certes la démarche de certification
ISO 14001 a un coût et demande qu'on lui consacre
du temps, mais elle constitue un outil de gestion efficace
qui engendre de véritables économies.
En contribuant à la protection de l'environnement,
elle donne une image exemplaire de la ville à
nos concitoyens et peut créer un effet d'entraînement »,
constate Nicolas Inglebert.
Un rôle d'accompagnement
« L'ADEME a proposé la candidature
de Villers-Cotterêts dans le cadre de l'appel
à projets de l'Agenda 21 lancé par le
MEDD en 2000. Au-delà d’une participation
financière (15 245 € sur les 40 000 €
investis), nous avons accompagné la municipalité
tout au long de la démarche de certification
et l’avons soutenue dans sa communication interne
et externe de valorisation des résultats. L'arrivée
du guide PEC (voir encadré) a constitué
un plus dans cet accompagnement. D'autres collectivités
en France, intéressées par cette initiative
exemplaire, devraient prochainement emboîter le
pas à la cité picarde »,
conclut Ackli Assal. |
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Mairie de Villers-Cotterêts.
© Ville de Villers-Cotterêts |
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Le
Plan Environnement Collectivités
(PEC) |
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Le Plan Environnement
Collectivités s’adresse
aux collectivités locales
qui souhaitent mettre en œuvre
des approches transversales
de la gestion de l'environnement
à l'échelle de
leur territoire et aux bureaux
d’études qui les
assistent dans leur démarche.
PEC : classeur (fascicule
de présentation + trois
cahiers méthodologiques)
+ CD-ROM (dix familles de fiches
à renseigner sur l'état
des lieux et le SME), ADEME
Éditions, Réf.
4142, 100 €.
Bon de commande téléchargeable
sur www.ademe.fr, rubrique Publications. |
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Une
nouvelle vie pour les déchets électroniques
La société
EcoMicro s’est spécialisée dans la récupération
des déchets d’équipements électriques
et électroniques (DEEE). Première structure
à avoir participé à la mise en place
d'une filière pérenne de collecte et de recyclage
de ces déchets en Aquitaine, elle traite aujourd'hui
la moitié du gisement de la région.
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AQUITAINE
Créée en 1997 en banlieue de Bordeaux,
la société EcoMicro (SARL) récupère
le matériel informatique en fin de vie auprès
de 500 clients (associations, écoles, particuliers,
entreprises, collectivités…) situés
dans les communes du Bordelais. Puis elle le démantèle
pour en trier les différents éléments,
neutralise les produits toxiques... et fait appel à
des spécialistes du traitement des composants
en Aquitaine et en Picardie. « Mis à
part les éléments en plastique qui ne
peuvent être retraités, tous les composants
partent vers des filières de valorisation »,
explique Patrick Maranon, gérant d'EcoMicro.
Ainsi, les métaux ferreux sont utilisés
dans la fabrication de casseroles et de voitures. Cuivre,
or et mercure, récupérés des cartes
électroniques, sont également valorisés.
« EcoMicro répond à un vrai
besoin sur la région, constate Gilles Favreau
de la délégation Aquitaine de l'ADEME.
Aucune structure n’existait pour éviter
la mise en décharge de ces déchets. Il
fallait donc créer une filière pérenne,
capable d’assurer non seulement la reprise des
produits, mais aussi leur suivi jusqu’au traitement
ultime. »
Un tissu relationnel efficace
Le projet a été soutenu par l’ADEME,
tant au niveau de la prise de contact avec les sociétés
capables d'assurer la valorisation des DEEE après
leur démantèlement que sous la forme d’une
aide financière au démarrage de la société
(6 000 €). « Nous avons mis EcoMicro
en relation avec les professionnels de la filière,
souligne Gilles Favreau. La création d’un
tissu relationnel efficace a été une des
composantes de la réussite de cette unité
pilote. » Par la suite, lors de l’agrandissement
du site, l’ADEME a participé au financement
d’une ligne de démantèlement du
matériel à hauteur de 45 730 euros.
Un recyclage à but environnemental et humanitaire
Près de six ans après sa création,
EcoMicro emploie une vingtaine de salariés, dont
une grande partie issue de milieux défavorisés.
Plus de 1 200 tonnes de déchets, dont 95 %
liés à l’informatique, sont récupérées
chaque année. « Même si les
matières recyclables sont d'un faible rapport,
c'est-à-dire rachetées à bas prix,
cette activité devient rentable dès lors
que les quantités traitées deviennent
importantes. En trois ans, celles-ci ont d'ailleurs
pratiquement triplé », indique
Patrick Maranon. La société participe
également au programme Web Force International,
mis en place par les Nations-Unies. Une partie du matériel
informatique récupéré est remise
en état, puis envoyée dans les pays participant
à l’opération. Enfin, EcoMicro développe
une activité de revente de matériels d'occasion
qui constitue une autre source de revenus. « Cette
opération est exemplaire car elle est à
la fois efficace, rentable économiquement et
pérenne. De plus, elle anticipe les nouvelles
obligations réglementaires qui seront en vigueur
en France à partir de 2004 »,
précise Gilles Favreau. |
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Démontage d’un
micro-ordinateur.
© A. Parinet/ADEME |
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La
directive européenne sur
les DEEE |
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Adoptée
par le Conseil et le Parlement
européens en décembre
2002, elle sera transcrite en
droit français avant
fin 2004. Les points majeurs
concernent :
- la responsabilité des
producteurs et des distributeurs,
l’obligation de valorisation
et de financement,
- le traitement sélectif
systématique des substances
dangereuses,
- la collecte sélective,
avec le principe d’un
service gratuit pour les ménages. |
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