Mensuel à destination des entreprises et des collectivités territoriales

 N° 90 / février - mars 03 Lettre | Dossier | Newsletter Archives 
Équipement solaire thermique
à Peyrelevade

EN BREF  LIMOUSIN
Chauffés jusqu'alors au fioul, deux bâtiments (l'Institut médico-éducatif et la Maison d'accueil spécialisée) situés sur la commune de Peyrelevade (Corrèze) utilisent depuis fin 2002 une eau chaude sanitaire obtenue grâce à l'énergie solaire thermique. Pour cela, 126 m2 de capteurs solaires ont été installés sur une dalle en béton, à proximité de la chaufferie. Cette installation permettra de produire 35 % des besoins en eau chaude des usagers des bâtiments et entraînera une économie sur les dépenses énergie estimée à 4 560 euros par an. Le rejet de 38,6 tonnes de CO2 sera ainsi évité chaque année. L'équipement fait l'objet d'un contrat de Garantie de résultats solaires (GRS) apportée au maître d’ouvrage afin de couvrir d’éventuels problèmes de fonctionnement et les aléas climatiques. L'investissement s'est élevé à 95 630 euros, subventionné en grande partie par la Région Limousin et l'ADEME dans le cadre du Plan Soleil.




© ADEME

 CONTACT  Lydia Meylheuc
Tél. : 05 55 79 39 34
lydia.meylheuc@ademe.fr


Traitement des déchets
de bandes plâtrées

EN BREF  PAYS DE LA LOIRE
La Société BSN MEDICAL , qui fabrique des dispositifs médicaux (pansements, bandes plâtrées, bandes élastiques…), a mis en service en 2000, puis amélioré en 2001, un système de broyage tamisage permettant de traiter les déchets de bandes plâtrées. Constitués essentiellement de plâtre médical (94 %) ainsi que de gaze de coton et de liants cellulosiques et vinyliques, ces déchets (un peu plus de 300 tonnes par an) sont récupérés lors de la découpe des bandes. Le broyeur déchiqueteur les transforme en un mélange de fibres de coton et de poudre de plâtre qui sont ensuite séparées. Les rebuts de tri sont dirigés vers un centre d'enfouissement technique de classe 2 tandis que la poudre tamisée est dosée et réintégrée directement dans la fabrication des bandes plâtrées. Ce système permet de récupérer 250 tonnes de matière par an (soit plus de 80 % du total des déchets). Le coût d'exploitation est estimé à environ 10 000 euros par an alors que la valeur du produit récupéré représente de l'ordre de 80 000 euros par an. L'investissement total s'est élevé à 174 707 euros (dont 15 % financés par l'ADEME).



 CONTACT  Philippe Vincent
Tél. : 02 40 35 80 26
philippe.vincent@ademe.fr


Gestion collective des déchets de la réparation mécanique

EN BREF  BASSE-NORMANDIE
En partenariat avec l'Agence de l'eau Seine-Normandie, les Chambres de métiers de Basse-Normandie et des organisations professionnelles dont le CNPA (Conseil national des professionnels de l'automobile) et Cycles et motocycles, l'ADEME a lancé en juillet 2002 une opération de gestion collective des déchets de la réparation mécanique sur trois départements (Calvados, Manche et Orne). Le gisement régional, constitué de tôles, batteries, bidons d'huile, pneus, solvants, verre, peinture…, est évalué à 20 700 t/an. L'objectif est de responsabiliser les professionnels de la réparation mécanique et de les inciter à recourir à des prestataires spécialisés. Pour choisir ces prestataires, un appel à candidatures a été lancé dès le démarrage de l'opération. Les huit prestataires retenus sont chargés de collecter auprès des professionnels les déchets préalablement triés et stockés dans des conteneurs adaptés, de les traiter ou de les valoriser soit directement soit en les confiant à des centres spécialisés. C'est un service “sur mesure” qui est proposé aux entreprises. Son coût global moyen est estimé à environ 762 euros par an. Pour promouvoir cette solution de proximité, des actions de communication ont été menées par les Chambres de métiers : réalisation d'un kit environnement, de guides, articles dans la presse. Une phase de suivi est actuellement en cours pour mesurer l'impact de l'opération qui s'inscrit dans un ensemble d'opérations collectives de gestion des déchets des entreprises artisanales menées en Basse-Normandie.



 CONTACT  Philippe Vincent
Tél. : 02 40 35 80 26
philippe.vincent@ademe.fr