| EFFET
DE SERRE
Après trois ans et trois enquêtes
commandées par l’ADEME sur la représentation
sociale de l’effet de serre, on note quelques
évolutions au sein de l’opinion publique.
D’une part, la réalité du risque
“effet de serre” semble désormais
bien intégrée. 66 % des sondés
(60 % en 2001) pensent ainsi que “le réchauffement
de l’atmosphère par l’augmentation
de l’effet de serre est une certitude pour les
scientifiques”.
« Cette progression de la sensibilisation au
phénomène ne se limite pas aux cadres
supérieurs et aux professions intellectuelles.
Elle est même particulièrement notable
parmi les catégories socioprofessionnelles moyennes
», souligne Christiane Chartier, psychosociologue
à l’ADEME. D’autre part, l’effet
de serre est désormais plus facilement identifié
par les sondés. En 2002, ils ne sont plus qu’un
cinquième (contre un tiers en 2000) à
ne pas savoir en quoi consiste l’effet de serre.
Cependant, dès qu’on entre dans les détails,
le flou et l’incompréhension dominent.
Ainsi, seulement 10 % des Français associent
spontanément ce phénomène aux gaz
à effet de serre.
En ce qui concerne les causes de l’effet de serre,
les personnes interrogées sont d’accord
pour désigner en priorité : les activités
industrielles (93 %), les transports (90 %) et la destruction
des forêts (88 %). Et quand on évoque les
moyens de lutter contre l’effet de serre, les
sondés estiment qu’ils ont
leur rôle à jouer : 73 % d’entre
eux sont convaincus qu’il
est indispensable de “modifier nos modes de vie”,
soit une augmentation de 6 % par rapport à la
première enquête.
« Même s’il s’agit en l’état
d’une simple déclaration d’intention,
cette progression, aussi modeste soit-elle, est peut-être
révélatrice d’une évolution
au sein
de l’opinion », estime Christiane Chartier.
Les efforts d’information et
de sensibilisation auprès du grand public doivent
être
poursuivis et même renforcés. |