Eco-profil, un atout concurrentiel
Réemploi, recyclage et économie solidaire
 
     



   
  Management environnemental  

  Eco-profil, un atout concurrentiel
 

  Les déclarations environnementales permettent aux entreprises de faire connaître leurs efforts en faveur de l’environnement et peuvent constituer un outil marketing. Illustration avec l’éco-profil.  

 

Ni certification officielle (comme les écolabels NF Environnement et européens), ni simple auto-déclaration, l’éco-profil est la dernière-née des déclarations environnementales. Sorte de carte d’identité environnementale d’un produit, il présente des indicateurs chiffrés issus d’une Analyse de cycle de vie (ACV), caractérisant les impacts du produit sur l’environnement et la santé (émissions de gaz à effet de serre, de COV, production de déchets…). Au côté de la publication de ces indicateurs sur le produit ou sur sa documentation commerciale, les normes internationales (ISO 14025) impliquent des obligations de transparence : ainsi, l’entreprise s’engage à mettre à disposition de toute personne qui en ferait la demande un rapport de synthèse présentant les résultats de l’ACV. Première réalisation en France, la société de marquage routier Prosign a souhaité diffuser l’éco-profil de l’une de ses peintures à l’eau, déjà écolabelisée NF Environnement, et le comparer à celui d’une peinture solvantée. Avec le soutien technique et financier de l’ADEME, elle a ainsi réalisé son éco-profil et le communique dans une brochure marketing à l’attention de ses clients (DDE, collectivités locales, sociétés de construction…). « Du fait de l’importance grandissante accordée aux caractéristiques environnementales dans les décisions d’achat, l’éco-profil est promis à un bel avenir. Début 2003, une dizaine de produits de construction devraient diffuser leur éco-profil », souligne Nadia Boeglin, responsable de la cellule éco-critères et éco-produits de l’ADEME.

Extrait de l’éco-profil publié sur le site www.prosign.fr

   
 
nadia.boeglin@ademe.fr
 




 
 
  Déchets

Réemploi, recyclage et économie solidaire


Une étude met en lumière la contribution du réemploi à la valorisation des encombrants et les conditions de pérennité et de développement des filières gérées par les structures de l’économie solidaire.
 

 
© R. Bourguet/ADEME

Depuis le milieu des années 80, les entreprises de l’économie solidaire ont mis en œuvre des projets de réemploi et de recyclage des matériels et équipements en fin de vie visant à l’insertion sociale et professionnelle de personnes en difficulté et à la protection de l’environnement. Réalisée par TN SOFRES Consulting à la demande de l’ADEME, une étude* fait le point sur ces opérations en s’appuyant sur l’expérience de 14 structures représentatives en France (sur 200 recensées) et de deux exemples néerlandais et allemand. Les éléments déterminants des marchés du réemploi ont été définis à partir d’une analyse prospective de la filière des déchets d’équipements électriques et électroniques et de la filière textile (responsabilité des producteurs, augmentation nécessaire du recyclage des produits électriques et électroniques en fin de vie, mise en place d’une collecte sélective…). Une enquête a révélé les motivations d’achat des consommateurs de biens d’occasion (solidarité, faible prix, anti-gaspillage…) et leurs attentes (qualité, propreté, sécurité…). Pour développer la contribution du réemploi à la valorisation des déchets des ménages, les entreprises doivent notamment pérenniser leurs approvisionnements sur des bases contractuelles et rémunérées. Vis-à-vis des collectivités locales, l’étude recommande de faire une priorité du tri à la source pour le réemploi, de faire évoluer la gestion des déchèteries afin de mieux intégrer cette composante et d’inclure les centres de réemploi dans leurs schémas prospectifs de gestion des déchets encombrants. « Nous avons identifié un réel besoin de professionnalisation de certaines entreprises de l’économie solidaire, explique Etienne Le Roy, du département technique des déchets de l’ADEME. Maintenant, notre objectif est de proposer un “code de bonnes pratiques” à l’intention des porteurs de projets. »

* Réemploi, recyclage et économie solidaire, ADEME Éditions, Avril 2002, réf. 4106, 13 €
À commander à ADEME Éditions

 

   
 
Etienne Le Roy
Tél. : 02 41 20 41 74
etienne.leroy@ademe.fr




   


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