Edito
Les leçons
d’un sommet
La déclaration politique adoptée à Johannesburg
n’est sans doute pas à la hauteur de nos espérances,
mais elle démontre toutefois la capacité de l’ensemble
des Nations à s’accorder sur un texte politique qui
constitue un référentiel mondial à vocation
universelle. Ce rôle des Nations Unies s’était
éclipsé pendant des décennies en raison notamment
de la “guerre froide” et ce sont les problématiques
environnementales globales qui ont rendu nécessaire cette
implication du Nord et du Sud autour de valeurs communes. Le Sommet
n’a pu aller au-delà et les engagements qui auraient
dû faire partie du plan d’action opérationnel
ont été refusés par les États-Unis.
Mais Johannesburg est un succès pour la coopération
décentralisée, qui a occupé un rôle
central dans les débats et présentations, notamment
par la perspective de mise en œuvre de plusieurs centaines
d’initiatives “de type 2” élaborées
au préalable, qui sont des propositions d’action
incluant des partenaires de plusieurs pays. L’ADEME, au
sein du Comité français pour le Sommet mondial du
développement durable, avait porté le thème
de l’énergie. Elle continuera de soutenir activement
les six initiatives préparées, dont trois avaient
été endossées par le gouvernement français.
Pierre Radanne
Président de l’ADEME