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Pour
agir sur le parc existant
Le passage à l’aquazole – carburant constitué
d'émulsions eau-gazole permetttant d'abaisser la température
maximum de combustion – autorise une dépollution rapide
et peu onéreuse. Il convient aussi bien aux véhicules
récents qu’anciens (en bon état) qui ne sont
pas équipés de filtres à particules. Comparée
au gazole, son utilisation conduit à une baisse des NOx (oxydes
d'azote) d’environ 10 % et réduit de 50 à
80 % l’opacité des fumées.
Les technologies de filtres à particules réduisent
fortement les émissions de CO (monoxydes de carbone), d’HC
(hydrocarbures) ainsi que de particules (de 70 à 95 %),
tout en ayant peu d’effets sur les performances et la consommation
de carburant. Avant des acquisitions à grande échelle,
il est préconisé de tester la compatibilité
des filtres avec les bus et leurs conditions d'usage. Pour conserver
leurs performances, les filtres à particules nécessitent
un entretien de qualité.
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Lors
du renouvellement de la flotte
Le GNV réduit d’environ 50 % les émissions
de NOx et n'émet pas de particules. Au plan des émissions
de gaz à effet de serre, il existe une marge de progression
significative. La consommation de carburant est supérieure
de 20 à 45 % par rapport au bus Diesel. Sa fiabilité
technique est bonne. Le surcoût à l’achat est
estimé à 30 000 €. Au final, le bilan économique
de la filière est très variable d’un site à
l’autre.
Le GPL, fiable lui aussi, présente les mêmes
potentialités en matière d’émissions
que le GNV. Mais la surconsommation est beaucoup plus importante
(+ 80 à 110 %), ce qui pénalise fortement
le bilan CO2. Au surcoût des véhicules
(+ 30 000 €) s’ajoutent les frais de mise
en conformité des entrepôts.
Les véhicules hybrides – qui associent motorisations
thermique et électrique – sont encore à améliorer.
Les deux types de bus évalués – véhicule
à fort taux d'hybridation et Diesel électrique –
émettent moins de polluants, surtout pour les NOx. Le premier
affiche une consommation moindre (-11 %), ce qui n’est
pas encore le cas du second.
« L'enjeu est considérable, étant donné
que la flotte française compte encore plus de 10 000
bus Diesel. Le programme Bus propres se poursuit pour évaluer
les bus électriques et ceux au Diester, et tester les véhicules
répondant aux normes d'émissions Euro 3 »,
souligne Gabriel Plassat.
* Document
de synthèse, Juin 2002, ADEME Éditions, réf.
4392, gratuit. Plus complet et à paraître prochainement,
un cédérom, outil d'aide à la décision.
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