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Bâtiment
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Les vitrages à isolation renforcée
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Présentation
de VIR sur le stand de l’ADEME à BÂTIMAT 2001.

© R.Bourguet/ADEME
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Les vitrages à isolation renforcée (VIR) présentent
de nombreux avantages : moins de déperdition de chaleur, économies
d'énergie et amélioration du confort.
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Système
fiable et disponible industriellement en France depuis 1994, les
VIR permettent de réduire les déperditions de chaleur
de 40 % par rapport à un double vitrage de référence
(4-6-4) et de 70 % par rapport à un simple vitrage.
Ils engendrent des économies d'énergie annuelles de
10 à 20 % environ sur la consommation de chauffage des
habitations et améliorent le confort grâce à
la suppression des parois froides et de la condensation. De plus,
ce produit répond aux exigences de la construction neuve,
notamment dans le cadre de la nouvelle réglementation thermique
(RT 2000). Il peut également être installé
lors d'opérations de réhabilitation de bâtiments
et permettre une amélioration thermique avec un gain possible
de plus de 50 % des déperditions initiales. Comme l'atteste
une étude réalisée en 2000 par le bureau d’études
BIPE à la demande de l'ADEME et d'EDF, la tendance est à
la généralisation des VIR dans les constructions neuves
(20 % du marché des fenêtres contre 5 à
7 % en 1994). L’ADEME s’emploie à les promouvoir
lors de salons professionnels et au travers de la diffusion de plaquettes
d’information. Elle fait partie du Groupement pour la valorisation
des VIR, créé en 1995, qui rassemble des industriels
du verre (Glaverbel, Pilkington France, Saint-Gobain Glass) ainsi
qu’EDF, le CSTB, l’AICVF et d’autres organismes.
« Le contexte est aujourd'hui très favorable
au développement rapide des VIR, l'objectif étant
d'aboutir à la standardisation de ce produit »,
conclut Samira Kherrouf, du département bâtiment et
collectivités de l'ADEME.
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Développement
durable
La notation sociétale des entreprises
En lien avec les
exigences du développement durable, le concept d’économie
éthique prend toute sa force. Dans ce cadre, un marché
de la notation sociale et environnementale des entreprises se constitue. |
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Les
enjeux liés au développement durable commencent à
mobiliser les investisseurs qui souhaitent concilier rendements
financiers et démarche citoyenne dans la constitution de
leur portefeuille. Conséquence : un nouveau type de notation
est en train d'émerger, qui vise à décortiquer
les pratiques des entreprises. Alors que les méthodes traditionnelles
se cantonnent à une évaluation financière de
la performance des entreprises, ce principe de notation s’intéresse
à des domaines tels que le respect des conventions de l’Organisation
internationale du travail, la protection de l’environnement...
« Il s’agit de mesurer l’activité
à travers le prisme du progrès économique,
social et environnemental, observe Elisabeth Gaillarde, du service
économie de l'ADEME. Peu à peu, cette analyse pluridimensionnelle
s’est structurée autour du concept de responsabilité
sociétale des entreprises ». Avec la loi sur
l’épargne salariale et celle du 15 mai 2001 sur les
nouvelles régulations économiques (NRE), le contexte
législatif renforce le mouvement en faveur de l’investissement
éthique. D’ores et déjà, la nouvelle
obligation de la loi NRE faite aux entreprises cotées de
rendre compte des conséquences sociales et environnementales
de leur activité dans leur rapport annuel donne un coup d’accélérateur
au marché de la notation sociétale. Mais cette dernière
est encore peu structurée. Les obstacles ne manquent pas.
Les entreprises doivent améliorer le dialogue avec les agences
de notation qui travaillent avec des modalités de collecte
des données et des critères d'évaluation qui
leur sont propres. Des réflexions sont en cours notamment
pour harmoniser les méthodes. L'ADEME a contribué
à la réalisation d'outils. Elle a publié un
guide*, avec l'ORSE (Observatoire sur
la responsabilité sociétale des entreprises) et EPE
(Entreprises pour l'environnement), qui permet de mieux connaître
les agences de notation et les méthodes qu'elles pratiquent.
Elle poursuit actuellement des travaux sur la définition
d'une méthodologie des critères d'évaluation
environnementaux avec différents partenaires dont l'ORSE.
* Guide
des organismes d'analyse sociétale, Novembre 2001, ADEME
Éditions, réf. 4165, 20 €
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