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La
Commission européenne propose deux directives, sur la fiscalité
et la promotion des biocarburants. Leur adoption permettrait de
créer un cadre communautaire stable qui éviterait
les distorsions entre États-membres.
Augmenter loffre
Les directives prévoient de réduire la TIPP (Taxe
intérieure sur les produits pétroliers) sappliquant
actuellement au biodiesel ajouté au gazole comme additif
lubrifiant et à léthanol améliorant lindice
octane de lessence. Une mesure européenne importante
car elle atténuera le surcoût de production de biodiesel
pur évalué à environ 0,3 € par litre
par rapport au coût du gazole dorigine fossile. Il sagit
également de faire progresser le marché des biocarburants,
ce qui suppose de produire plus et mieux. « Dans un
premier temps, cela permettra de voir si les filières de
production sont capables de répondre à une demande
accrue. Elles devront être plus performantes au niveau des
procédés et technologies », indique
Etienne Poitrat du département valorisation non alimentaire
des cultures de lADEME.
« Dans le cadre du programme AGRICE (Agriculture pour
la chimie et lénergie), lADEME contribue au soutien
des projets et investissements de R&D en matière de biocarburants »,
souligne-t-il.
Perspectives
et enjeux
Parmi les différentes pistes de recherche actuellement explorées,
une opération de veille est en outre engagée sur les
traitements de la lignocellulose et la fermentation de certains
sucres obtenus pour produire de léthanol. Ces techniques
permettent la transformation dune matière première
abondante (issue des forêts, des déchets végétaux
)
et peu coûteuse. Par ailleurs, des essais dutilisation
directe de léthanol dans le gazole et dans lessence
ont donné des résultats positifs au niveau des émissions
atmosphériques. Cette ressource a également lavantage
de présenter un potentiel de production important.
Dans la lutte contre le changement climatique, les biocarburants
ont un rôle significatif à jouer. « À
lheure actuelle, en France, lutilisation du biodiesiel
permet déconomiser 680 000 tonnes déquivalent
CO2 par an. Dans le même temps, nous
épargnons les énergies fossiles »,
précise Etienne Poitrat. En outre, les pays membres deviennent
moins dépendants des importations de pétrole.
Le développement des biocarburants permet de trouver de nouveaux
débouchés aux produits agricoles et de créer
des emplois (1 000 tonnes/an de colza transformé en
biodiesel créent dix-huit emplois).
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