Puits de carbone et forêts
Fluides frigorigènes : la réglementation se renforce
 
     

 
 
 
Puits de carbone en forêt et ordre de grandeur à l’échelle mondiale (en milliards de tonnes de carbone par an).
Source : ONF
Effet de serre


Puits de carbone et forêts


Au cœur des négociations internationales sur les changements climatiques, les puits de carbone constituent un processus non permanent de réduction des émissions de CO2.
 

 

Tout comme les océans, les forêts et les cultures, pendant leur croissance, constituent des réservoirs de carbone. Lorsque le stock de CO2 dans l’atmosphère augmente, le flux net de l’atmosphère vers l’écosystème est positif : elles agissent comme des puits de carbone. Le reboisement et l’entretien des forêts permettent d’accumuler des quantités plus importantes de carbone sous forme de biomasse. Cependant, il existe un risque permanent de relargage du carbone atmosphérique séquestré dans la biomasse du fait de déboisements ou de perturbations diverses (incendie…). En outre, la comptabilisation des puits de carbone reste encore incertaine.
Lors des négociations “climat”, la prise en compte des puits de carbone a donné lieu à des discussions serrées car ceux-ci ouvrent “des crédits” venant en déduction des engagements quantitatifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, pour les opérations de reforestation, les règles définies à Bonn en juillet 2001, puis entérinées à Marrakech en novembre 2001, ont autorisé les pays signataires à comptabiliser les puits de carbone jusqu’à une certaine limite. De même, dans le cadre du mécanisme de développement propre, les crédits d’émissions issus de projets de reboisement dans les pays en développement ont été plafonnés (globalement à 1 % des quotas d’émissions des pays ayant pris des engagements). « La prise en compte des puits de carbone n’est pas un substitut à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais bien une politique complémentaire », précise Christine Cros, du service économie de l’ADEME.

 

   
 
Jean-Pierre Tabet
Tél. : 01 47 65 20 63
jean-pierre.tabet@ademe.fr

 


 
 
  Industrie

Fluides frigorigènes : la réglementation se renforce


Pour réduire les émissions des fluides frigorigènes, des accords internationaux ont été conclus et des réglementations se mettent progressivement en place en Europe.
 

 

La production de froid artificiel nécessite des composés chimiques, les fluides frigorigènes, qui assurent le transfert d’énergie. Les fluides frigorigènes de première génération, les CFC (chlorofluorocarbures), sont particulièrement nocifs pour la couche d’ozone stratosphérique. Ceux de deuxième génération, les HCFC (hydrochlorofluorocarbures) et les HFC (hydrofluorocarbures) sont moins nocifs pour la couche d’ozone mais, comme les CFC, ont un pouvoir de réchauffement important et contribuent à l’accroissement de l’effet de serre. Depuis le Protocole de Montréal en 1987, les accords internationaux se sont multipliés pour réduire les émissions des fluides frigorigènes. En Europe, les CFC ne peuvent plus être mis sur le marché depuis le 1er octobre 2000 et doivent être récupérés et détruits, en fin de vie des équipements, depuis le 1er janvier 2002. L’interdiction des HCFC dans la fabrication d’équipements neufs sera étendue en juillet 2002 aux systèmes fixes de climatisation, puis en janvier 2004 à tous les systèmes de froid et de climatisation. L’arrêt de leur production est programmé pour 2026, mais dès janvier 2015, leur utilisation en maintenance sera interdite. En France, un projet de décret concernant leurs conditions d’utilisation est en préparation. « Il vise à encourager les producteurs et distributeurs de fluides frigorigènes à se regrouper pour organiser leur récupération et leur recyclage (obligatoire depuis 1992). Le changement de fluides des équipements frigorifiques constitue une étape coûteuse, mais qui peut s’avérer rentable si les bonnes solutions sont mises en œuvre pour réduire la consommation d’énergie et les fuites de frigorigène. Pour anticiper ces évolutions, l’ADEME peut soutenir à hauteur de 50 à 90 % les dépenses de prédiagnostic, diagnostic et études de faisabilité », précise Etienne Merlin, du département industrie air-énergie à l’ADEME.

 

   
 
Etienne Merlin
Tél. : 01 47 65 21 01
etienne.merlin@ademe.fr



   


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