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Électrification des sites isolés : le courant passe




 
© O.Sebart/ADEME




  Depuis le premier accord cadre ADEME-EDF de 1996, plus de 5 000 sites isolés dans les DOM et plus de 500 en métropole ont bénéficié d’une aide pour leur électrification par énergie renouvelable. Ils utilisent des techniques dont les acquis profiteront également à la production décentralisée pour le réseau interconnecté.



 

L’électrification des sites isolés avec des énergies renouvelables évite l’extension coûteuse des réseaux filaires et présente des avantages tant en termes d’économies que de préservation des paysages.

Des techniques bien au point
La très grande majorité des installations de production d’électricité en sites isolés sont photovoltaïques, éventuellement complétées par un groupe électrogène d’appoint utilisé en cas d’ensoleillement très faible et prolongé. Les systèmes, qui fournissent du courant 230 V alternatif, permettent tous les usages domestiques de faible puissance, à condition d’employer des appareils économes en énergie (sont exclus le chauffage électrique, les plaques de cuisson électriques).
En métropole, les installations sont généralement “sur mesure” pour répondre à des situations chaque fois particulières. Réalisées sous la maîtrise d’ouvrage des syndicats locaux d’électrification, elles sont concédées à EDF qui en assure l’exploitation et perçoit de l’utilisateur une redevance forfaitaire.
Dans les DOM, du fait de leur nombre, les installations sont standardisées : elles sont le plus souvent réalisées à partir de kits modulables. Selon le montage financier, l’exploitation est assurée par EDF ou par un opérateur privé recevant alors un loyer.


Jusqu’à 95 % d’aide
L’électrification d’un site isolé (à l’exception des sites appartenant à des entreprises) peut bénéficier d’un financement public à condition que son coût soit inférieur de 15 % au moins à celui du raccordement au réseau. Ce financement peut s’élever à 95 % du montant total, seuls 5 % restant à la charge de l’utilisateur.
L’ADEME, à travers ses délégations régionales(1), intervient dès l’amont, après le dépôt du dossier en mairie, en apportant son expertise pour l’étude de faisabilité, en accompagnant le dossier auprès des différents partenaires – syndicat d’électrification rural, FACE(2), EDF - et en fournissant une partie du financement.
Dans les DOM, un autre montage exploitant les possibilités de la loi de défiscalisation est également utilisé : des investisseurs privés agissant dans le cadre d’une structure de défiscalisation interviennent alors en plus d’EDF et de l’ADEME.

Des acquis pour la production décentralisée d’électricité
Les acquis techniques obtenus avec les sites isolés sont aisément transposables à d’autres applications, notamment pour équiper des bâtiments en générateurs photovoltaïques raccordés au réseau, éventuellement intégrés au bâti.
La promotion de ce concept de production autonome décentralisée est aujourd’hui en attente de la parution de l’arrêté fixant les tarifs d’achat de l’électricité. Le Conseil d’administration de l’ADEME a pour sa part approuvé le 16 novembre 2001 des subventions pour faciliter le montage de tels projets.


(1)La liste des délégations régionales est consultable sur le site (rubrique : action régionale).
(2)Fonds d’amortissement des charges d’électrification.



  Répartition-type des aides selon la localisation du site isolé
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• Zone d’électrification “urbaine” :
35 % ADEME, 35 % EDF, entre 5 % et 30 % usager (en fonction du financement accordé par la collectivité locale).
• Zone d’électrification “rurale” :
65 % FACE, 16,5 % maître d’ouvrage (correspondant à une avance de TVA), 13,5 % ADEME, 5 % usager.
 


   
 
Fabrice Juquois
Tél. : 04 93 95 79 12
fabrice.juquois@ademe.fr
 




   

   
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