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Industrie
Valoriser
les déchets papetiers
La profession
papetière veut
anticiper les possibles interdictions de stockage des refus
de recyclage et pérenniser l'épandage des boues
face à la montée des exigences.
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Bassins
daération et de décantation
des boues papetières. 
© R. Bourguet/ADEME |
En
France, la fabrication des papiers, cartons et cellulose représente
annuellement 2,6 millions de tonnes de pâte et 9,6 millions de tonnes
de papiers-cartons. Cette production engendre 1,65 million de tonnes
de déchets. Les refus de recyclage (305 000 tonnes) sont pour
la plupart enfouis dans les centres de stockage collectifs (dits
de classe II). « L'avenir de cette filière dépendra largement
du statut ultime (autorisant leur stockage) ou non-ultime (nécessitant
une valorisation) qui leur sera accordé au niveau départemental »,
explique Virginie Rocheteau-Garcia, du département prévention et
valorisation des déchets de l'ADEME. Des recherches, financées pour
partie par l'ADEME, sont en cours pour séparer et valoriser chaque
composant des refus de recyclage (eau, fibres plastiques). « Autre
préoccupation : la pérennisation de l'épandage des boues papetières.
Une voie possible pourrait être la conformité aux normes “amendements
organiques” et “amendements basiques”. La profession travaille dans
ce sens. » L'enjeu est important à la fois au plan environnemental
et pour les industriels : si les autorisations d'épandage de boues
et de stockage des refus de recyclage étaient remises en cause,
le coût du traitement pourrait subir une variation jusqu’à 100 €/tonne.
L'ADEME a dressé un état des lieux de la gestion des déchets dans
l'industrie papetière*.
Elle poursuit son soutien à la recherche et développement afin d'explorer
d'autres filières de valorisation : le traitement par thermolyse,
la “revégétalisation” et l'épandage sylvicole.
* Industrie
papetière française : gestion et traitement des déchets, Septembre
2001, ADEME Éditions,
réf. 4000, 44,21€
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Pollution
de l'air
Vers des deux-roues plus propres
Les cyclomoteurs
et motocycles sont une source importante
de pollution. Des réglementations européennes en cours
délaboration prévoient des normes de rejets plus
sévères. |
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©
A. Munoz de Pablos/ADEME |
Très
hétéroclite, le parc des deux-roues motorisés,
généralement dépourvu de tout système
de dépollution, saccroît chaque année
(plus de 2,5 millions actuellement). Afin dévaluer
leurs émissions de polluants et leur consommation de carburant,
lADEME a fait réaliser lan passé par lUTAC
une campagne dessais. « En cycle urbain, les
émissions des cyclomoteurs et motocycles non dépollués
sont plus importantes que celles des véhicules à quatre
roues : de 14 à 33 g/km de monoxyde de carbone et de
5,7 à 10 g/km dhydrocarbures imbrûlés.
La mise en place dun système de dépollution
permet une réduction de 80 % de ces émissions »,
affirme Stéphane Barbusse, du département technologies
des transports de lADEME. Si les tests réalisés
montrent une faible consommation de carburant pour les deux-roues
de petite cylindrée (environ 3,4 l/100 km), « des
efforts restent à faire pour les motocycles de plus fortes
cylindrées (6,2 à 7 l/100 km) ».
Les fabricants devront compter dès 2002 avec une nouvelle
réglementation européenne plus contraignante que celle
adoptée en 1999 : par exemple, les émissions de monoxyde
de carbone des cyclomoteurs devront être divisées par
six. Concernant les motocycles, une réglementation (à
paraître en 2003) est en cours délaboration.
En vue de respecter les nouvelles normes de rejets, plusieurs évolutions
technologiques devront être mises en uvre : pour les
moteurs à deux temps, la catalyse doxydation ; pour
les 4-temps de faible cylindrée (inférieur à
250 cm³), le réglage fin de la carburation ; pour
les 4-temps de cylindrée plus élevée, le catalyseur
doxydation et/ou linjection de carburant. Sous limpulsion
de lADEME, la dépollution des deux-roues a été
inscrite en 1999 dans PRIMEQUAL et PREDIT, programmes de recherche
sur les transports terrestres et leurs impacts.
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