Edito
Farines
animales :
où en est-on ?
Novembre 2000 ! Dans une ambiance de crise, un simple arrêté
mettait un terme à l'une des plus importantes filières
de recyclage, celle des sous-produits animaux. Jusqu'à
cette date, 3 millions de tonnes de déchets d'abattoirs
étaient chaque année transformés en "farines"
(1 million de tonnes/an) pour l'alimentation protéique
des animaux d'élevage. Il faut désormais, et durablement,
détruire ces déchets par incinération pour
des raisons sanitaires en valorisant au maximum l'énergie
produite. Malheureusement, les capacités disponibles (cimenteries,
incinérateurs existants
) sont limitées à
300 ou 400 000 tonnes/an, soit un déficit de plus
de 600 000 tonnes/an.
Deux défis à relever :
- trouver, chaque semaine, de quoi stocker 8 000 tonnes de
farines supplémentaires dans des conditions de sécurité
parfaite,
- construire, le plus vite possible, de nouvelles unités
industrielles, bien réparties géographiquement,
pour traiter le flux de farines et de déchets crus produits
et résorber les stocks de farines tout en récupérant
l'équivalent de 600 000 tep/an d'énergie.
Le 28 août dernier, le dispositif de soutien public à
ces nouveaux projets industriels a été arbitré.
L'ADEME se trouve désormais chargée d'instruire
l'ensemble des dossiers d'investissement qui seront présentés,
évalués à plus de 2 milliards de francs.
Elle a mis en place une cellule "farines animales" afin
de mener à bien cette tâche en liaison avec la mission
interministérielle chargée du dossier (la MIEFA)
et les préfets.
Claude
Roy
Directeur de l'agriculture et des bioénergies