Le recyclage des plastiques
Véhicules propres : où en sont les collectivités ?
     

 
 
  Déchets

Recyclage des plastiques :
comment concevoir un projet viable ?

Le taux de recyclage des plastiques est encore faible en France alors que les exigences européennes se renforcent. Il est donc nécessaire de se mobiliser pour encourager les projets industriels de valorisation et les aider à réunir les conditions de la réussite.

 

 

© F.Gallier/ADEME

À peine 10 % des cinq millions de tonnes de plastiques (emballage, bâtiment et automobile) consommés chaque année sont recyclés. Les contraintes réglementaires sont de plus en plus fortes : la directive européenne sur les véhicules hors d’usage imposera en 2005 un minimum de valorisation de 85 % des déchets automobiles et celle sur les emballages, qui fixe un objectif de recyclage des emballages plastiques de 15 %, est en cours de révision à la hausse. L’ADEME s’engage aux côtés des porteurs de projets industriels. Elle a notamment réalisé un guide pratique (1) à partir d’une étude confiée au Cabinet Ixas. « Notre expérience a forgé notre conviction qu’il existe des facteurs de succès ou d’échec communs à tous les projets de valorisation que nous avons soutenus (environ 80 depuis 5 ans) », affirme Jean-Charles Caudron, du département prévention et valorisation des déchets de l’ADEME.
Plus que sur la technologie, la réussite à long terme de l’entreprise repose sur la garantie de la disponibilité des matières à récupérer à des conditions intéressantes et sur les débouchés qui doivent être pérennes et suffisants. L’entreprise doit pouvoir disposer d’un réseau commercial adéquat pour vendre des produits qui répondent à une demande du marché. Il peut être à ce titre opportun de nouer un partenariat avec un client.
« Ainsi l’entreprise se lie un peu plus pour le développement ultérieur de son projet, mais augmente ses chances de succès commercial », précise Jean-Charles Caudron. Enfin, des relations solides sont à établir avec l’ensemble des acteurs de la filière du recyclage, celle-ci ne fonctionnant que si chacun d’entre eux y trouve un intérêt et s’engage durablement.

(1) Recyclage plastique : comment concevoir un projet viable ?, Mai 2000, ADEME Éditions, réf. 3572, 19,82 € (130 F).

 

   
 
Jean-Charles Caudron
Tél. : 02 41 91 40 32
jean-charles.caudron@ademe.fr

 


 
 
  Transports

Véhicules propres : où en sont les collectivités ?


Deux ans après la sortie des décrets d’application de la loi sur l’air, une enquête sur l’équipement des flottes des organismes publics en véhicules propres a été réalisée. Résultats.
 

 

Flotte de véhicules GPL de la Mairie de Créteil (94).

© G. Plagnol/ADEME

Cette enquête, effectuée par l’institut BVA à la demande de l’ADEME, s’est déroulée en deux phases. L’une qualitative auprès de 30 responsables de flottes de Conseils généraux et régionaux, de ministères, de communes, d’établissements publics et de constructeurs automobiles. L’autre quantitative auprès de 400 gestionnaires de flottes des mêmes organismes. La majorité des personnes interrogées lors de l’enquête qualitative reconnaissent que la loi sur l’air “incite à faire des efforts” et qu’elle “a un but louable” (réduction des consommations d’énergie et lutte contre la pollution). Mais 37 % des organismes sondés ne possèdent aucun véhicule propre et seulement 11 % d’entre eux en détiennent plus de 20 %. Parmi ceux qui en disposent, 52 % ont fait l’acquisition d’au moins un véhicule GPL, 30 % d’un véhicule électrique et 18 % d’un véhicule GNV. Cette tendance se confirme puisque 66 % des interviewés ont l’intention de porter leur choix sur le GPL d’ici deux à trois ans. La même enquête révèle qu’il subsiste des difficultés : l’offre encore limitée des constructeurs, des coûts d’acquisition et d’utilisation élevés, un approvisionnement en carburant ou électricité souvent difficile à mettre en œuvre. « Le taux d’équipement devrait cependant progresser. Une nouvelle impulsion sera donnée avec notamment l’arrivée sur le marché d’une gamme plus étendue de véhicules propres. Pour inciter les collectivités et les entreprises à faire ce choix, l’ADEME a mis en place un dispositif d’aides à la décision, complété par des aides à l’acquisition de véhicules », précise Patrick Coroller, chef du département technologies des transports de l’ADEME.

 

   
 
Patrick Coroller
Tél. : 04 93 95 79 32
patrick.coroller@ademe.fr



   


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