Pollution atmosphérique

Réduire les rejets industriels d’oxydes d’azote

 

 
© R.Bourguet/ADEME
 

  De nouvelles dispositions réglementaires plus ambitieuses alliées à une offre technologique conséquente vont contribuer, à l’horizon 2007-2010, à une meilleure maîtrise des émissions de NOx.  

 

En France, 20 à 25 % des émissions de NOx proviennent des sources fixes industrielles. En stagnation depuis 1980, ces émissions concernent notamment tous les secteurs mettant en œuvre des procédés de combustion et proviennent en particulier des centrales thermiques, de la chimie (y compris les procédés industriels), de la métallurgie/sidérurgie, des cimenteries, des verreries et des raffineries.

Des exigences réglementaires renforcées
Les réglementations aux niveaux international, européen et national constituent un vecteur de progrès majeur. Le protocole signé à Göteborg fin 1999 a fixé pour la France à 860 kt/an, à l’horizon 2010, le plafond des émissions de NOx. Le projet de directive communautaire “ plafonds nationaux d’émissions-NEC ” prévoit une limite à 810 kt/an à partir de 2010, soit une réduction de 50 % des rejets actuels. La directive européenne IPPC (Integrated Pollution Prevention and Control), publiée en 1996, impose au plus tard à l’échéance 2007, pour les installations neuves et existantes, des autorisations d’exploiter fondées sur les performances des meilleures techniques disponibles (MTD). Afin de satisfaire ces nouveaux objectifs, le dispositif réglementaire français va se sévériser au cours des prochaines années. Sont concernées les exigences nationales minimales fixées pour les secteurs industriels au travers d’arrêtés ministériels et les autorisations d’exploiter délivrées de manière spécifique au niveau local à chaque installation classée par voie d’arrêté préfectoral. « Il est important que les industriels intègrent dès à présent ces évolutions qui vont impliquer des investissements conséquents. Celles-ci peuvent d’ailleurs stimuler l’innovation technologique et vont surtout conduire à une réduction considérable de l’impact environnemental des installations industrielles », précise Franck Delacroix, du département industrie - air - énergie de l’ADEME.

Des techniques disponibles performantes
Des méthodes préventives, telles que la combustion bas NOx et l’oxycombustion, permettent de réduire les émissions à la source. Des méthodes curatives peuvent agir sur les effluents gazeux pour abaisser les concentrations en NOx à l’émission : technique catalytique (de type SCR) et techniques non catalytiques (SNCR, reburning). Franck Delacroix souligne : « Innovante pour certains secteurs, la SCR demeure la technique curative la plus efficace. En Alsace par exemple, elle a permis de diviser par quatre les rejets d’un four de verre plat. Pour les cimenteries, une quinzaine d’opérations, conduites actuellement avec l’ADEME, permettront d’affiner le concept de meilleures techniques disponibles ». Parallèlement, de nouvelles méthodes, telles que la combustion sans flamme, la combustion pulsée, les techniques combinées, la combustion catalytique, font de grands progrès. « Bon nombre de ces thématiques de Recherche et Développement font l’objet d’un soutien par l’ADEME depuis plusieurs années », poursuit Franck Delacroix.

Freins et perspectives
Des contraintes essentiellement économiques freinent encore la diffusion de certaines techniques. L’ADEME propose des aides à l’équipement, récemment complétées par des aides à la décision pour les études engagées par les industriels avant investissement.

 


  NOXCONF 2001 : échanges d’expériences internationales
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En partenariat avec InfoMil, Information Centre for Environmental Licensing (Pays-Bas), l’ADEME a organisé les 20 et 21 mars derniers, à la Défense, une conférence internationale consacrée à la pollution par les rejets de NOx d’origine industrielle. Objectifs : présenter l’évolution de l’approche réglementaire induite par la directive européenne IPPC (Integrated Pollution Prevention and Control), les techniques de traitement disponibles et les programmes de recherche en cours. Les 560 participants ont pu prendre connaissance d’une soixantaine de témoignages du monde entier concernant des opérations exemplaires.
Un recueil des interventions (en français et en anglais) est disponible auprès d’Évelyne Perréon (tél. : 02 41 20 42 30).
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Franck Delacroix
Tél. : 02 41 91 40 21
franck.delacroix@ademe.fr
 




   

   
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