Les filières émergentes du recyclage
Effet de serre : perception par le grand public
     

 
 
  Déchets

Les filières émergentes du recyclage

Sous l’impulsion de la réglementation, les nouvelles filières de valorisation se mettent progressivement en place. Parallèlement se poursuivent études et recherches afin d'assurer leur pérennité.

 

 

© F.Gallier/ADEME

Depuis le 1er janvier 2001, les piles et accumulateurs en fin de vie doivent suivre une filière de collecte et de traitement prise en charge par les producteurs et distributeurs. De même, la fin de vie des véhicules hors d’usage est désormais encadrée par une directive européenne de septembre 2000 qui fera l’objet d’un décret d’application d’ici à avril 2002. Dès la conception des véhicules, l’utilisation de certaines substances dangereuses sera interdite tandis que l’intégration de matériaux recyclés deviendra obligatoire. En 2005, les véhicules mis sur le marché devront être valorisables à 95 %. D’autres textes sont en préparation sur les déchets d’équipements électriques et électroniques, les pneus usagés et les films plastiques agricoles. Cette évolution notable du contexte réglementaire doit s'accompagner de mesures pour pérenniser ces filières émergentes qui en sont à des degrés d'avancement divers. Il est nécessaire de procéder à l'évaluation des gisements diffus et importants (par exemple, en 2000, on a estimé à 1,5 million de tonnes la quantité de déchets d'équipements électriques et électroniques), des capacités de traitement ainsi que des débouchés. De plus, pour que ces nouvelles filières deviennent économiquement rentables, il faut que le coût de récupération soit inférieur au prix de la matière vierge. Un financement complémentaire géré par les producteurs de produits neufs peut être nécessaire. Ces différents points font l'objet d'études et de recherches réalisées par l'ADEME. « La mise en place d'accords de partenariats et de dispositifs de financement, sous l'impulsion de l'Agence, participe à la sécurisation économique et à la pérennisation de ces filières », précise Alain Geldron, de la direction de l'industrie de l'ADEME.

 

   
 
Alain Geldron
Tél. : 02 41 91 40 33
alain.geldron@ademe.fr
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  Effet de serre

Une réelle prise de conscience

Mesurer la perception de l’effet de serre par le grand public, tel était l'objectif de deux enquêtes réalisées à la demande de l'ADEME.

 

 

Soucieuse de connaître les représentations sociales de l'effet de serre, l'ADEME a fait réaliser une première enquête en mai 2000 par ISL et RCB Conseil. Sur les mêmes bases, une deuxième enquête a été effectuée en mars 2001 pour juger des évolutions. Comme l'an passé, pour 60 % des sondés, l’accroissement de l'effet de serre est “scientifiquement” établi. Dans le même temps, 27 % déclarent ignorer “en quoi consiste” ce phénomène (contre 30 % en 2000), 15 % se trompent en désignant la couche d'ozone. Pour la plupart, l'effet de serre reste mal connu et est associé pour 25 % à un processus de chaleur et de réchauffement, pour 14 % aux gaz, pour 15 % à la pollution et aux déchets. « Le problème est moins proche que la pollution de l'air ou de l'eau, directement perceptible au quotidien », explique Christiane Chartier, du service économie de l'ADEME. La lutte contre l'effet de serre n'est pas une priorité pour les sondés : en matière de protection environnementale, elle arrive en 6ème position. Les Français ne sont pas pour autant rassurés. Ils craignent fortement des désordres climatiques : inondations, tempêtes, canicules. S'ils pointent du doigt la destruction des forêts (65 %) et les activités industrielles (63 %) comme principales causes de l'effet de serre, ils accusent aussi les transports (57 %). Selon les sondés, le meilleur moyen pour lutter contre ce phénomène est de limiter l'usage de la voiture et de mieux contrôler la pollution industrielle. Un quart des Français considère qu'on ne peut rien y faire (pourtant, 50 % des gaz à effet de serre sont émis par les ménages) et que le réchauffement de l'atmosphère est inévitable. « Une prise de conscience est effective mais elle ne constitue pas pour autant une base suffisante pour faire émerger des changements de comportement. Ceux-ci sont un des enjeux majeurs des campagnes de communication actuellement menées par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l'Environnement, le ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie et l'ADEME », conclut Christiane Chartier.

 

   
 
Christiane Chartier
Tél. : 01 47 65 20 18
christiane.chartier@ademe.fr
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