| |
Préparé
à l’initiative de l’ADEME, le “plan export des éco-technologies
françaises” vient de recevoir le soutien du ministère de l’Économie,
des Finances et de l'Industrie. Lancé en concertation avec le CFME-ACTIM
(Agence pour la promotion internationale des technologies et des
entreprises françaises), le CFCE (Centre français du commerce extérieur),
le secrétariat d’État au Commerce extérieur, la DREE (Direction
des relations économiques extérieures) et l'ensemble des ministères
et organismes concernés, il vise à une meilleure coordination des
rôles et des pratiques des différents acteurs institutionnels et
privés, dans un partenariat public/privé.
Promouvoir le savoir-faire français
« Face à un marché mondial de 350 milliards d’euros par an dans
le domaine de l’environnement, l’objectif est d’accroître à terme
le chiffre d’affaires export et l’emploi des PME/PMI en apportant
des réponses adaptées aux besoins des pays émergents ou en transition
à fort taux de croissance », explique Jean-Jacques Thomas,
de la Direction de l’action internationale de l'ADEME.
Valoriser l'expérience française
Le plan comporte plusieurs volets dont le premier est la réalisation
d’un ensemble d’opérations à l’étranger rapprochant offre et demande.
La méthode consiste à détecter et analyser la demande internationale
avec le soutien des PEE (Postes d’expansion économique) en partenariat
avec le CFCE, et à identifier rigoureusement le potentiel d’offre
globale (conception, réalisation, suivi, formation, financement
des études) dans le cadre de consortiums d’entreprises françaises.
La plupart de ces dernières sont membres du Club ADEME International
(1).
Autres volets du plan : le développement à l’international de formations
thématiques en accompagnement des projets (après identification
des différents savoir-faire tant en France qu’à l’étranger) et le
placement dans les pays de conseillers français en fonction des
demandes locales.
Susciter en France des synergies orientées vers l’international
Plusieurs régions sont déjà riches d’expériences et de savoir-faire
en la matière. Par exemple, le Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais,
en partenariat avec la délégation régionale de l’ADEME, a créé un
centre de développement des éco-entreprises réunissant l’ensemble
des acteurs concernés (entreprises, organismes de recherche...)
et un Fonds destiné à soutenir les entreprises de la région qui
souhaitent notamment se reconvertir dans l’éco-technologie.
Le plan trace également un cadre pour la coopération scientifique,
technique et institutionnelle qui permettra l’orientation et la
valorisation des efforts en Recherche et Développement.
Un programme de promotion concerté
Le CFME-ACTIM, l’un des partenaires institutionnels du plan export,
contribue à promouvoir à l’étranger l’offre française en matière
d’éco-technologies par un programme de conférences, de colloques
et d'expositions dans le monde entier.
« Cette année, nous avons focalisé notre effort sur l’Inde,
l’Asie et la Pologne. Mais, quel que soit le niveau de développement
des pays, ce programme rencontre un énorme potentiel »,
commente Annick Rousset, directrice de la promotion sectorielle
du CFME-ACTIM.
Un partenariat étroit entre l’ADEME et le CFME-ACTIM permet d’identifier
clairement les pays pour lesquels existent des projets internationaux
et d’entreprendre une démarche concertée d’accompagnement des éco-entreprises
françaises, appuyée sur des outils de marketing. Ainsi les entreprises
françaises sont à même de construire des offres plus compétitives.
(1) Présidé par Jean-Claude
Andreini, PDG de la société BURGEAP, le Club ADEME International,
sous le parrainage des ministères de l’Environnement, de l’Industrie
et du Commerce Extérieur, regroupe depuis 1997 près de soixante
membres (filiales de grands groupes, PME-PMI).
|
|