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P.Renault/Eco-Emballages |
L’habitat
vertical (à partir de 5 logements par bâtiment) concerne 40 %
des Français, avec une forte variation selon les régions : de 10 %
en milieu rural à 90 % en Ile-de-France. La qualité de la collecte
des déchets sera garante d'un taux de valorisation élevé.
Des contraintes d’aménagements
Les spécificités de l'habitat vertical sont d’abord liées aux contraintes
que présente le bâti : locaux poubelle ou communs souvent sous-dimensionnés
ou inadaptés, difficilement accessibles... « Mais ces difficultés
ne sont pas insurmontables. De nombreuses expériences de collecte
sélective, réalisées dans des configurations très diverses, ont
permis de constituer un référentiel technique pour les immeubles
au départ réputés difficiles à équiper, explique Marc Cheverry,
chef du département technique des déchets de l'ADEME. L'un des
principaux problèmes réside dans le financement des conditions de
pré-collecte, qui concerne toutes les opérations avant le ramassage
des déchets par les collectivités. » En Ile-de-France,
l'ADEME et ses partenaires (Conseil régional, Eco-Emballages) se
concertent avec chacun des acteurs pour définir et mettre en œuvre,
selon chaque bâtiment, les solutions techniques les mieux adaptées.
« Les travaux réalisés portent dans 32 % des cas sur
l'amélioration de l'existant, dans 11 % sur la création d'un
local et, dans près de 50 %, sur l'installation à l'extérieur
d'abris conteneurs », précise Catherine Boux, de la délégation
régionale Ile-de-France de l’ADEME. Pour les syndics et co-propriétaires,
le dispositif d’aide de l'ADEME peut s’élever jusqu'à 30 %
des investissements liés à l’aménagement (dans une limite de 150
euros par logement). Dans certains cas, l'ADEME préconise des études
amont, aidées à hauteur de 50 %.
« Les travaux d'aménagement liés à la collecte sélective
sont l'occasion d’une mise aux normes de la pré-collecte et souvent,
au-delà, permettent d'améliorer le cadre de vie dans une résidence »,
ajoute Marc Cheverry.
Des actions de sensibilisation adaptées
Pour obtenir un bon respect des consignes de tri, il est impératif
de sensibiliser les résidants d'origines sociales et culturelles
très diverses, dont le taux de renouvellement est très élevé, et
souvent en prise avec d'autres préoccupations que l'éco-citoyenneté.
Les collectivités, avec le soutien de l'ADEME et d'Eco-Emballages,
organisent des réunions de sensibilisation ainsi que des visites
sur des sites déjà aménagés. Des "ambassadeurs de tri", délégués
par les communes, participent à des rencontres avec les résidants.
Les documents remis doivent être accessibles à tous, abondamment
illustrés et parfois traduits en plusieurs langues.
Par ailleurs, la chaîne des acteurs étant longue, il est nécessaire
de multiplier les efforts de formation et d'accompagnement vers
chacun des maillons : bailleurs, gardiens, associations de quartiers...
Les gardiens, tout particulièrement, sont susceptibles d’aider à
l’ajustement du dispositif en fonction des spécificités des immeubles
et des réactions des résidants.
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