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La
Ville de Limoges a décidé, en 1998, de fermer ses déchetteries aux
professionnels. En effet, ces dernières recevaient trop souvent
des déchets incompatibles (nature, quantités) avec leurs conditions
de réception.
Une structure adaptée et novatrice
Les partenaires institutionnels et économiques de la Région Limousin
(Ville de Limoges, Conseil régional, Chambre régionale des métiers
et ADEME) se sont mobilisés pour soutenir la société APROVAL (SA)
dans son projet de création d'une déchetterie des professionnels.
Ce projet de plus de 3 millions de Francs a été subventionné par
l’ADEME et le Conseil régional. « Cette nouvelle structure
permet aux entreprises de déposer tous leurs déchets en un même
lieu, en un même temps, indique Jacques Guilmet, directeur d’APROVAL.
Elle leur offre également une garantie de traçabilité par la
délivrance, à chaque livraison, d'un relevé certifiant le traitement
des déchets conformément à la réglementation en vigueur. »
De la livraison à la valorisation
Inaugurée le 10 avril dernier, cette aire d’accueil de 6 000
m2 reçoit déjà plus de 80 clients
par jour. Elle se situe sur les lieux d’achalandise des artisans,
à proximité du site d'exploitation d’APROVAL, certifié ISO 14001,
où 50 000 tonnes par an de produits de récupération classique
(métaux et papiers) sont stockées, traitées et orientées vers des
filières adaptées. La déchetterie accepte toutes sortes de déchets,
des déchets inertes aux déchets banals sans oublier les déchets
toxiques, à l’exception des explosifs et des produits radioactifs.
Son dimensionnement a pu être optimisé grâce à un acheminement rapide
des déchets vers des filières de valorisation. Les équipements actuels
seront bientôt complétés par un centre de tri DIB. La société APROVAL
propose également un système de collecte de proximité.
Une démarche qui responsabilise les professionnels
Les apports sont gérés sur place par trois personnes. Ils sont pesés
puis déposés dans les bennes correspondantes. Les déchets non valorisables
sont facturés aux clients (entre 20 et 30 centimes/kg pour les palettes
ou le plastique, jusqu’à 60 Francs/kg pour des produits toxiques
contenant notamment de l’arsenic, du chlore, du mercure…). A l’inverse,
les déchets qui peuvent faire l'objet d'une valorisation sont payés
aux producteurs selon les cours du moment (20 à 30 centimes/kg pour
la ferraille, entre 3 et 10 Francs/kg pour les métaux…). « L’intérêt
d’une telle initiative, précise Stéphane Delautrette, de la
délégation régionale Limousin de l’ADEME, est qu’elle apporte
une solution à des déchets qui jusque-là se voyaient écartés des
circuits traditionnels de collecte pour des raisons de rentabilité
économique. »
Une communication soutenue
L'ADEME s’attache aujourd’hui à informer les professionnels de l’existence
de cet équipement et rappelle l’intérêt du geste de tri lors de
salons, colloques et réunions. Une plaquette de promotion a également
été réalisée avec APROVAL. « Compte tenu de l’enjeu, nous
participons activement à la mobilisation et entreprenons une communication
très forte auprès des acteurs concernés », résume Stéphane
Delautrette.
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