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Maîtrise de l'énergie
Améliorer
l'efficacité énergétique dans l'industrie chimique
L'industrie
chimique est très “gourmande” en énergie.
Des techniques et des méthodes existent pour réduire les consommations. |
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©
O.Sébart/ADEME
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Avec
12 millions de tep par an, les entreprises de la chimie consomment
le quart de l'énergie utilisée par l'industrie française. Maîtriser
l'énergie constitue donc pour ce secteur un enjeu environnemental
et financier important (les dépenses énergétiques représentant 16 %
des coûts de production). Tenant compte de la grande diversité des
fabrications et des procédés, l'ADEME a réalisé, avec des entreprises
de l'industrie chimique, un ouvrage (1) qui fournit des informations
pragmatiques aux industriels pour optimiser leurs choix énergétiques
à l'occasion d'un projet d'investissement en vue de moderniser,
d’agrandir ou de construire une unité. « Il s'agit de s'engager
dans une démarche logique qui part de l'évaluation des besoins et
d'une interrogation sur leur pertinence », précise Myriam
Cron, de la direction de l'industrie de l'ADEME. Après avoir lancé
un audit et mis en place une comptabilité énergétique, l'entreprise
a le choix entre plusieurs technologies nouvelles et économes en
énergie : le réacteur à induction, le tube à passage de courant,
le séchage par gaz direct... Il est également possible, en adaptant
les techniques existantes, de récupérer de l'énergie (eau, fluide,
effluents gazeux) ou encore d'en produire à moindre coût par cogénération.
« Certes, cela représente un coût, mais il y a un retour
sur investissement grâce aux gains énergétiques réalisés »,
ajoute Myriam Cron.
Améliorer l’efficacité énergétique permet également à une entreprise
d'optimiser ses procédés, d'augmenter la durée de vie de ses installations
et d'améliorer la qualité de ses produits.
(1) L'énergie dans l'industrie chimique, juin 2000,
ADEME Éditions, réf. 2466, 200 F (soit 30,49 €)
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Transport
L'étiquetage
des véhicules
Conséquence d'une directive européenne, les voitures particulières neuves doivent désormais afficher leurs consommations de carburant et leurs rejets de CO2.
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Dans
le secteur des transports, les voitures particulières restent les
principaux consommateurs de produits pétroliers et émetteurs de
CO2. Cette situation résulte notamment de
la croissance continue des déplacements. Pour contribuer à limiter
leur impact et encourager les automobilistes à se tourner vers des
véhicules plus performants sur les plans énergétique et environnemental,
l'Europe a décidé de mettre en place un dispositif d'information
à destination du grand public (directive 1999/94/CE) : l'étiquetage
des véhicules ou “car labelling”. Désormais, en France, en application
de cette directive, consommation de carburant et émissions de CO2
doivent apparaître clairement, sous la forme d'une étiquette apposée
sur toute voiture particulière neuve mise en vente. Pour compléter
ce dispositif, un guide de consommation et un site internet, élaborés
par l'ADEME en partenariat avec des constructeurs automobiles, récapituleront
prochainement l'ensemble des données pour les quelque 7 000
types de voitures disponibles sur le marché français. Pour Jacques
Couderc, du département technologies des transports de l'ADEME :
« les acheteurs pourront ainsi comparer les véhicules et
savoir quels sont les moins “énergivores” et émetteurs de CO2.
Le “car labelling” constitue un élément qui pourra faire évoluer
les décisions d'achat ». Patrick Coroller, chef du même
département, précise : « ce dispositif vise également à
accompagner les constructeurs dans leurs efforts de réduction des
consommations de carburant, tout en sachant pertinemment que, pour
que l'offre évolue, il faut que la demande évolue également. Un
cercle vertueux doit donc s'enclencher et nous devons pour cela
lever un certain nombre de freins, notamment psychologiques, pour
que le critère consommation devienne prioritaire dans le processus
d'achat ».
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