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L'ADEME
est chargée par lÉtat d'assurer la maîtrise
d'ouvrage des études et travaux sur les sites pollués
dont les responsables sont défaillants. Sur la période
1996-1999, elle a engagé 132 interventions qui ont concerné
84 sites. Actuellement, elle en gère 48, pour un budget global
de 90 à 100 millions de francs par an. Objectif : faire face
aux risques sanitaires et d'extension de la pollution vers les sols
et les eaux.
Une grande diversité d'interventions
La nature et la taille des interventions de l'ADEME peuvent sensiblement
varier.
Dépollution
« À titre dexemple, le site de Salsigne,
dans l'Aude, a connu depuis un siècle une activité
d'extraction minière d'or et de traitement du minerai. LAgence
a en charge ce qui relève danciennes activités
de traitement du minerai. La zone polluée à l'arsenic
étant très vaste, le plan d'action de l'Agence s'étale
sur cinq ans, avec un financement total de 200 millions de francs »,
indique Patrice Philippe, chef du département impacts et
sites pollués à l'ADEME.
| Cinq
ans d'interventions |
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Mise en sécurité
L'Agence enlève les déchets présents en surface
et sécurise les sites par des actions de consolidation des
bâtiments vétustes et la pose de clôtures.
Surveillance
Actuellement, une dizaine de sites (pour la plupart d'anciennes
décharges) font l'objet d'une maintenance et d'une surveillance
régulière assurée par l'Agence (analyses des
eaux...).
Fûts
renfermant des déchets industriels abandonnés
dans une ancienne usine de traitement.

©
M.Ferrer/ICF Environnement
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Traitement des eaux polluées
Autre exemple d'intervention : l'ADEME est chargée, à
Louvres (Val d'Oise), de gérer le pompage, puis le traitement
des eaux polluées par des cyanures résultant dune
activité ancienne (1930-1950), qui ont été
entraînés dans la nappe phréatique à
loccasion de travaux de réaménagement.
Suites judiciaires
Une fois les travaux de réhabilitation accomplis, l'Agence
entreprend des actions judiciaires à l'encontre des responsables
des pollutions.
Inventaires historiques
L'ADEME participe aux inventaires historiques des sites pollués.
« Il s'agit d'identifier, dans les activités
de services et industrielles exercées depuis 1900, celles
qui peuvent avoir occasionné une pollution »,
précise Patrice Philippe.
D'un montant total prévisionnel de 120 millions de francs,
la constitution de cette mémoire, lancée
en 1995 sur le territoire national, devrait être terminée
en 2005. Elle est réalisée en partenariat avec les
Régions, les Agences de leau et le BRGM qui gère
la base de données (BASIAS) accessible aux opérateurs.
Un ambitieux programme de Recherche et
Développement
Le programme de Recherche et Développement a pour but de
progresser dans la connaissance des méthodes d'investigation
et de dépollution.
Plus précisément, les recherches portent sur l'identification
et la quantification des zones polluées (diagnostic), l'évaluation
et la prévention des risques, le comportement et le devenir
des polluants, et les techniques de réhabilitation.
Menés en partenariat avec des laboratoires, organismes de
recherche et industriels, ces programmes visent en particulier la
production de nouvelles méthodes et références,
notamment en matière dévaluation des procédés
de traitement (cf. catalogue des éditions
ADEME).
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