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  Environnement

Partenariat entreprises/collectivités

En matière d'environnement, entreprises et collectivités sont amenées à monter des opérations en commun. L’ADEME a analysé les conditions de réussite de tels partenariats.
 

 
 

 

Equipements pour déchets industriels, diagnostics environnementaux, gestion de zones d'activités… plus de 70 expériences de partenariats entre collectivités locales et entreprises ont été identifiées en France en 2000. Cette démarche volontaire de partenariat, qui intègre environnement et développement économique, est souvent essentielle pour développer et mettre en valeur un territoire. L'étude “Analyse des conditions de réussite du partenariat entre collectivités locales et entreprises en matière d'environnement”, réalisée à la demande de l'ADEME par l'association Orée et le cabinet ADAGE Environnement, est destinée à aider les différents acteurs à mener à bien leurs projets. Elle est basée sur l'examen de neuf expériences. Parmi celles-ci, le GIE de Saint-Egrève chargé de gérer les déchets industriels et l'opération de végétalisation de la zone industrielle de Saint-Jean-de-Braye.
Pour que de tels projets émergent et soient pérennes, il est nécessaire d'entretenir un dialogue. Or, élus et chefs d'entreprise peuvent avoir du mal à se comprendre. Des regroupements situés à mi-chemin entre les “univers” de la collectivité et de l'entreprise, comme par exemple des associations d'entreprises, peuvent être créés pour jouer un rôle d'interface. « Ils permettront aux différents acteurs de trouver un langage commun. Il est important que chacun s'imprègne de la culture de l'autre », explique Valérie Martin, ex Service économie de l’ADEME, puis d'ajouter : « Tous doivent trouver leur compte dans l'opération ». Outre la définition d'un contenu qui doit préciser notamment le rôle de chacun, la légitimité du porteur de projet est également fondamentale. Tout comme le temps et l'énergie que les acteurs peuvent ou veulent consacrer pour sensibiliser et convaincre. Cet aspect humain est essentiel si l'on veut réussir un tel partenariat. Bien plus que le facteur financier.

 

   
 
Valérie Martin
Tél. : 01 47 65 24 07
valerie.martin@ademe.fr
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  Déchets

Que faire des farines animales ?

La décision d'interdire l'utilisation des farines animales dans l'alimentation du bétail a posé, dès l'automne 2000, le problème du traitement annuel de plus de 3 millions de tonnes de déchets crus issus des abattoirs et des usines d'équarrissage.

 

 

Dans un premier temps, la transformation des déchets crus en farines est maintenue et indemnisée en vue de permettre leur stockage et leur élimination progressive, notamment en cimenterie. L'ADEME a participé à cette première étape en apportant un soutien à la MIEFA (Mission interministérielle pour l'élimination des farines animales) et en conduisant plusieurs études opérationnelles. Les capacités de stockage et d'élimination existantes seront insuffisantes dès 2002, ce qui a conduit le Gouvernement à prévoir la construction de nouvelles installations énergétiques spécifiques destinées au traitement des farines et des déchets crus en excès. Ce programme de construction fait l'objet d'un appel à propositions qui vient d'être publié au Journal Officiel et dont l'ADEME assurera le dépouillement et l’instruction, en liaison avec le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement. Parallèlement, un second appel à propositions a été émis, avec la participation de l'ADEME, pour permettre à terme l'émergence de nouvelles filières de valorisation non énergétique de ces ressources protéiques. L'ensemble des investissements en cause devrait dépasser 200 millions d’euros.

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