Edito
Réchauffement
climatique :
responsabilisation
et mobilisation
Quatre mois après la conférence sur le changement
climatique de La Haye et lachoppement des négociations
internationales, le groupe intergouvernemental sur lévolution
du climat (GIEC) publie son troisième rapport dévaluation,
plus alarmant que le précédent : le climat sest
déjà réchauffé de près dun
degré lors du dernier siècle et l'homme en est très
certainement responsable. Au cours de ce XXIème
siècle, les températures moyennes augmenteront dune
valeur comprise entre 1,5 et 6 °C (contre 1 à
3,5 °C dans le précédent rapport) et les
pays les moins développés seront les plus touchés.
Si le réchauffement est inévitable, le rapport souligne
toutefois que des mesures, si elles étaient engagées
dès à présent, permettraient den ralentir
lampleur et que nombre de ces mesures seraient à
faible coût ou à coût nul. Au même moment,
les déclarations du Président Bush, hostiles au
Protocole de Kyoto, fragilisent le prochain round de négociation
qui doit se tenir à Bonn en juillet. Mais la prise de conscience
des enjeux nest plus confinée aux seuls scientifiques
ni même aux experts et négociateurs des gouvernements.
Les opinions publiques et les acteurs de la société
civile sont maintenant les témoins sur lesquels peut sappuyer
la volonté politique. Les ONG et la plupart des grandes
entreprises ne souhaitent pas jouer lattentisme et la déresponsabilisation.
LADEME souhaite amplifier ce mouvement en encourageant les
initiatives de ses partenaires, entreprises et collectivités,
et en mobilisant lensemble des Français pour que
chacun participe à hauteur de ses responsabilités.
François
Moisan
Directeur de la stratégie et de la communication