| |
Flamme
verte
Une charte
pour le chauffage au bois
Une
nouvelle charte va permettre de qualifier les appareils de chauffage
domestique au bois afin de les rendre plus performants.
|
|
| |
Ces
dernières années, la consommation nationale de bois de feu dans
les résidences individuelles principales s'est maintenue à 55 millions
de stères par an. Six millions de familles sont concernés par ce
mode de chauffage. Deux obstacles ont pu freiner le développement
de cette filière : la difficulté à trouver du bois de chauffage
"commercial" et les médiocres performances de certains équipements
domestiques (rendement évalué à 30 à 40%).
«Afin d'y remédier, l'ADEME désire assurer la promotion d'appareils
domestiques performants à travers une charte qui devrait être signée
avant la fin de l'année», affirme Jean-Christophe Pouet, chef
de projet bois-énergie de l'ADEME à Angers.
Intitulée «flamme verte», cette charte vise à qualifier et identifier
les inserts, foyers fermés et autres poêles. Outre le respect de
l'ensemble des dispositions réglementaires et normatives, cette
charte, élaborée par l'ADEME et les professionnels du secteur, exige
(au minimum) un rendement de 60%, une teneur en monoxyde de carbone
dans les fumées inférieure à 1% et une information claire sur l’autonomie
(10 h) et la puissance nominale. Chacun des appareils pouvant faire
valoir ces performances sera marqué d'un logo et d’une étiquette
informative normalisée. Le choix du consommateur pour tel ou tel
produit sera également facilité par un étiquetage mentionnant les
qualités spécifiques de l'appareil et notamment celles qui conduisent
au dépassement des performances minimum.
Une communication vers le grand public est prévue au cours de l'année
2001.
|

©
O.Sebart/ADEME |
|
| |
Se chauffer au bois : économique et convivial
Une récente étude réalisée, à la demande de l'ADEME, par Andersen
Consulting et Biomasse Normandie (auprès d’un échantillon représentatif
de 1200 ménages habitant en zones urbaine et rurale) montre qu’une
part non négligeable des ménages qui se chauffent au bois le font
avant tout pour le plaisir. L'étude indique aussi que seuls 45% des
consommateurs de bois de feu achètent leur bois. Parmi eux, 45% ont
choisi ce mode de chauffage pour des raisons économiques, 20% pour
le confort et la convivialité et 35% pour l’agrément. Ces derniers
sont “plutôt de classes moyenne et aisée, implantés en zone urbaine
ou périurbaine”. |
 |
| |
Le
schéma de services collectifs de l'énergie
Une vision
prospective sur vingt ans
Dans
le cadre de la politique d'aménagement du territoire, le schéma
de services collectifs de l’énergie s’élabore en concertation avec
les Régions pour développer efficacité énergétique et énergies renouvelables.
|
|
| |

©
J.-M.Renard/ADEME |
|
| |
Parmi
les neuf schémas prévus par la loi de 1999 sur l’aménagement et
le développement durables du territoire (LOADDT), l'un concerne
l'énergie.
«C'est un outil de pilotage, pour les vingt prochaines années,
des choix stratégiques dans le domaine de l'énergie : maîtrise de
la demande d’énergie, mesures de réduction des consommations d’énergie
en cohérence avec le plan national de lutte contre le changement
climatique approuvé par le gouvernement en janvier dernier».
Un enjeu majeur si l'on en croit une étude réalisée, en mars 2000,
sous l'égide du ministère de l'Economie : si rien n'est fait, la
consommation d'énergie augmentera chaque année de 1,4% pour atteindre
304,8 Mtep en 2020.
Mais ce schéma va au-delà : il s'intéresse aussi à la valorisation
des ressources locales d'énergies renouvelables et au développement
de la production décentralisée. Si ces grands axes ont été définis
au niveau national, «une concertation large a eu lieu en région»,
comme le précise Jacques Ravaillault, directeur de l'action régionale
à l'ADEME. Une seconde concertation régionale sera engagée prochainement
sous l'égide des préfets de Région, dont les résultats sont attendus
pour la fin du mois d'avril.
Les acteurs de chaque région (collectivités territoriales, DRIRE,
délégation régionale de l'ADEME, associations de consommateurs)
pourront réagir et formuler des propositions à partir du document
de synthèse élaboré par la DATAR. Adopté par décret (vraisemblablement
à l'automne 2001), ce schéma prospectif sera une base de travail
pour la mise en œuvre des contrats de plan Etat-Régions. La LOADDT
prévoit que les schémas collectifs seront révisés un an avant l’échéance
de ces contrats.
«La Région est bien identifiée comme l'un des espaces idoines
de mise en œuvre de la politique énergétique et des observatoires
régionaux de l’énergie pourront être mis en place» , affirme
Jean-Pierre Tabet, adjoint au chef du service économie à l'ADEME.
|
|
| |

|
|
| |
|
 |
| |
Déchets
Valoriser
les déchets de la restauration
Faute
d’une réglementation spécifique et d’une meilleure implication des
commerçants et des collectivités, les déchets de restauration ne
sont pas suffisamment valorisés.
|
|
| |
Un
repas servi dans un restaurant, un fast-food, une cantine ou bien
encore un hôpital génère, en moyenne, 300 à 600 g de déchets. Avec
2,44 millions de tonnes par an, les déchets de la restauration commerciale
et collective (1,1 Mt d’eaux grasses, 1 Mt d’emballages, 65 000
t d’huiles alimentaires usagées et 275 000 t de résidus de bacs
à graisse) représentent près de 10% du poids des déchets ménagers.
Mais aujourd'hui, leur valorisation reste très limitée. C'est ce
que révèle le rapport sur les déchets de la restauration récemment
publié par l'ADEME*, qui dresse l'état
des lieux du secteur et constitue un outil d'aide à la décision
pour tous les acteurs concernés. Il est vrai que l'absence de réglementation
spécifique n'encourage pas ces derniers à développer la valorisation.
Les commerçants ne sont pas ou peu sensibilisés à la question. La
plupart des collectivités non plus : bien que le code général des
collectivités territoriales précise qu'elles ne sont pas tenues
de collecter et d’éliminer ces déchets, elles les collectent de
la même manière que les déchets ménagers, sans exiger des restaurateurs
le versement de la redevance spéciale (pourtant obligatoire selon
la loi sur les déchets du 13 juillet 1992). Outre l’organisation
récente d’un colloque sur le sujet, l'ADEME a lancé plusieurs études
notamment sur la substitution d’huiles alimentaires usagées au fioul
comme combustible ou sur la faisabilité technico-économique du compostage
et de la méthanisation des déchets alimentaires pour valoriser ces
déchets.
*La gestion des déchets de la restauration
en France : état des lieux, 2000, ADEME Editions, réf. 3418, 200
F (soit 30,30 Euros).
|
|
| |

|
|
| |
|
 |
|