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«Nous
ne pouvons rien faire si nous ne tissons pas des liens. Cet accord,
précise François Démarcq, Directeur général de l’ADEME, nous
offre un effet de levier important en direction de l’artisanat,
qui par son caractère très atomisé est difficile à toucher.»
Avec 820 000 entreprises, 3 millions d’employés, 250 métiers, l’artisanat
est un secteur économique vivant et présent sur le territoire. Alain
Griset, Président de l’APCM, ajoute : «Cette signature va nous
permettre d’aider les artisans à mieux prendre en compte l’environnement.
Les impacts générés par les entreprises artisanales sont nombreux,
ils doivent être traités par des moyens appropriés à leur taille
et à leur structure.»
Les quatre domaines prioritaires
L’ADEME et l’APCM ont convenu de renforcer leurs coopérations autour
de quatre domaines prioritaires : la gestion des déchets (problème
numéro un pour les artisans, dont les déchets sont très dispersés
et très diversifiés), le traitement des nuisances (rejets dans l'air,
dans l'eau, bruit…), la maîtrise de l’énergie et le management environnemental.
Hôtellerie, bâtiment, imprimerie... l’artisanat recouvre un grand
nombre d’activités. L’objectif est de sensibiliser les chefs d’entreprises
et leurs salariés, mais aussi les apprentis et les nouveaux créateurs
d’entreprises, notamment lors des formations qui leur sont dispensées,
puis d’apporter des réponses de terrain conciliant la protection
de l’environnement et la compétitivité des entreprises. Les chevilles
ouvrières seront des chargés de mission au sein des chambres de
métiers. Leurs missions : sensibiliser, former, conseiller, réaliser
des prédiagnostics chez les artisans. L'ADEME prévoit d'aider à
la création de plus de vingt postes en trois ans. François Démarcq
poursuit : «Nous cofinançons les chargés de mission à hauteur
de 30% pendant les trois premières années. Relais de notre action
sur le terrain, ceux-ci vont pouvoir accompagner les artisans dans
leurs démarches collectives ou individuelles.» L’artisanat s’engage
en faveur de l’environnement. «C’est un véritable enjeu pour
développer notre secteur, souligne Alain Griset. Coût de
l’énergie, pression des consommateurs, évolution de la législation...
les artisans sont de plus en plus concernés par la protection de
l’environnement. Le chargé de mission doit devenir pour eux un interlocuteur
incontournable.»
Sur le terrain, des conventions vont être passées entre les chambres
de métiers et les délégations régionales de l’ADEME. Elles définiront
les programmes d’actions, les engagements de résultats et les moyens
de suivi de l’action des chargés de mission. Au-delà de la création
de ces postes, l’accord cadre qui vient d’être signé propose d’autres
axes de coopération, comme la mise au point conjointe d’outils de
sensibilisation, de formation, et l’élaboration de guides méthodologiques.
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