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En
Moselle, afin d'optimiser les opérations de réhabilitation et de
fermeture des décharges, le conseil général et l'ADEME ont opté,
dans un premier temps, pour la réalisation d'un diagnostic départemental
des décharges existantes. À la mi 99, suite à un appel d’offres,
le bureau d’études CSD Azur a été retenu pour réaliser ce diagnostic.
Olivier Bourguignon, de la direction de l’aménagement rural et de
l’environnement du conseil général, souligne : «Expert en géologie,
CSD Azur apportait une méthodologie approfondie. Il a pu apprécier
de façon pointue les caractéristiques du terrain (failles, vecteurs
de pollution...) et préciser la notion de risque.» Sur 700 décharges
inventoriées, 433* furent retenues.
Un hydrogéologue les a visitées pour identifier les données environnementales
: cours d’eau, nature des sols et des déchets, dates des derniers
apports... A l’issue de ce parcours, une hiérarchisation des priorités
a été établie. Pour les 343 sites aux risques moyens à nuls, le
bureau d’études préconise des travaux légers de réhabilitation :
pose d’une clôture, nivellement, revégétalisation...
Pour le site le plus urgent (maison située sur un massif de déchets)
et les 89 aux risques potentiels forts, CSD Azur a produit un cahier
des charges pour des études complémentaires : enquête historique
approfondie (détermination de la nature et de la période des dépôts
de déchets par consultation d'archives communales, par interrogation
des riverains du site …), prélèvement, mesure et analyse des rejets
liquides et gazeux éventuels, identification des conditions de transfert
des pollutions (réalisation du profil hydrogéologique de la décharge
et des abords par sondages…), mesure de la vulnérabilité et du niveau
de pollution des milieux récepteurs (eaux de surface et souterraines)…
Des solutions durables
«Notre souci, souligne Xavier Flament, chargé de mission
à l'ADEME Lorraine, était d’avoir une étude qui d'une part indique
dans le détail les solutions à mettre en œuvre pour la réhabilitation
des décharges et qui d'autre part précise les actions à engager
pour éviter de nouveaux dépôts sur les sites fermés (mise en place
de déchetteries, de plates-formes de compostage, de centres de stockage
pour matériaux inertes…). Une réhabilitation n’est pas à traiter
isolément. Tri à la source, acheminement vers des filières…, elle
s’inscrit dans une démarche complète. Nous mettons comme condition
à notre soutien l’existence de solutions palliatives durables.»
Les résultats seront prochainement communiqués aux collectivités
locales. Une plaquette de présentation et une fiche détaillée par
site dans un premier temps, puis, courant 2001, des réunions co-animées
par le conseil général, CSD Azur et l’ADEME permettront de définir
le rôle de chacun dans la mise en œuvre du programme de réhabilitation.
* Les décharges d’un volume inférieur
à 3000 m3 n’ont pas été retenues.
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