Bâtiments : des matériaux changeant selon le temps
Dispositif d'indemnisation des riverains des aéroports

     

 
 
  Enveloppe active des bâtiments

Des matériaux changeant selon le temps

Plusieurs projets de recherche ont pour objet le développement de matériaux capables de réagir en fonction des conditions climatiques extérieures pour améliorer le bilan énergétique des bâtiments.

 

 

Photo:© P.Van The/ADEMELa mise au point de vitrages électrochromes, capables de résoudre le dilemme entre la nécessité de limiter les apports solaires en été et de les favoriser en hiver, est en cours.
En effet, les résultats d'une étude pilotée conjointement par l'ADEME, Saint- Gobain Recherche, le CSTB et l'Ecole des Mines de Paris montrent tout l’intérêt de ces nouveaux produits dans le bilan énergétique des bâtiments : réduction des charges de climatisation, diminution des besoins en énergie totale. «Le système électrochrome est actuellement en phase d'optimisation, dans le but d’une production industrielle en tant que matériau de construction», explique Samira Kherrouf, ingénieur au département bâtiment et collectivités à l'ADEME.
Ces vitrages “intelligents” développés par Saint-Gobain Recherche sont capables de changer de coloration linéairement et de manière réversible. La caractéristique de transmission du rayonnement est variable en continu d'un état “opaque” à un état “transparent” sous l'effet d'un courant électrique de très faible voltage appliqué aux bornes du système.
Ce type de recherche suppose non seulement la mise au point de matériaux nouveaux, mais aussi de travailler sur les systèmes de régulation et de commandes. D'autres voies de recherche sont également explorées pour tout ce qui touche à l'enveloppe opaque (bâti) des immeubles. Elles portent notamment sur la mise au point de matériaux à «changement de phase» (passage du solide au liquide) dont l'inertie thermique est variable.

 
 


 
 
Samira Kherrouf
Tél. : 04 93 95 79 06
samira.kherrouf@ademe.fr
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  Bruit autour des aéroports

Le dispositif prend des ailes

Le dispositif d’indemnisation des riverains des aéroports s’est renforcé. Il porte principalement sur l’isolation acoustique de l’enveloppe des bâtiments.

 

 

Plus de 30 000 logements seraient affectés par des nuisances sonores dont 80% autour des aéroports de Roissy et d’Orly. C’est ce que devrait confirmer l’enquête nationale menée par l’ADEME et le MATE. Avec le développement du trafic aérien, ce problème de santé publique devient crucial. L’Etat l’a bien compris : le budget consacré à la lutte contre ces nuisances sonores a augmenté de manière très significative. Géré par l’ADEME, il provient des taxes sur les aéroports. De 30 MF en 1995, il dépasse cette année les 164 MF. En 1999, 2 239 logements ont bénéficié de subventions, contre 872 en 1998. Les riverains sont indemnisés de 80 % du montant des travaux, dans la limite d’un montant plafond, ce dernier étant variable en fonction des différentes zones des plans de gêne sonore. «D’un coût moyen de 50 000 F, les travaux pris en compte incluent un diagnostic préalable, et concernent uniquement l’isolation acoustique de l’enveloppe des bâtiments», explique Emmanuel Thibier, ingénieur au département bâtiment et collectivités de l’ADEME à Valbonne. Aujourd’hui, seuls les périmètres des neuf aéroports qui comptent plus de 20 000 mouvements annuels sont concernés par cette aide. Depuis 1999, les aéroports de Mulhouse, Bordeaux et Strasbourg font partie du dispositif.

 

 
  c o n t a c t s
 
 
Emmanuel Thibier
ADEME Valbonne, Tél. : 04 93 95 79 49
emmanuel.thibier@ademe.fr

Contact riverains :
les délégations régionales de l’ADEME,
et, pour l’Ile-de-France exclusivement,
le numéro Azur : 08 10 87 11 35
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